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3 Concerts pour finir la semaine de mon autre travail

2014/07/11

Comme chaque année depuis 24 ans, cette semaine était consacrée à chanter le répertoire à la fois le plus émouvant et le plus savant de la musique vocale occidentale : la polyphonie sacrée de la renaissance. Au programme cette année, de nouveau le Requiem de Victoria, que j’ai déjà eu le plaisir de chanter avec Jean Belliard quatre fois lors de ces 24 ans de plaisir musical partagé. Ce chef d’oeuvre absolu de la musique à 6 voix enchasse le grégorien de la messe des morts au sein d’une polyphonie d’une sensibilité expressive absolument magnifique. Il faut notamment connaitre le motet Versa est in luctum bouleversant de déchirement (les fa# à la voix de ténor). Et il est simple pour vous de le découvrir ! Venez écouter ce samedi 12 juillet à l’église St Martin d’Etampes (91) ou à la cathédrale de Chartres (28) ce dimanche 13 juillet, la 25ème académie de musique sacrée de la Renaissance d’Etampes inspirée par cet artiste hors norme qu’est Jean Belliard qui a encore revisité l’oeuvre pour vous procurer la meilleure interprétation du texte liturgique.

Evènement à ne pas manquer !

Fourth OpenStack Meetup for Rhône Alpes

2014/06/04

The fourth meetup for the OpenStack regional group will be organized again by HP at the HP/Intel Solution Center the 1st of July 2014.

We should have presentations about a new deployment tool by Mirantis, HP Helion by HP and Icehouse features and Juno roadmap.

Refer to http://www.meetup.com/OpenStack-Rhone-Alpes/ (in french) for more details and registration for those of you around.

Join us at HP: 5, avenue Raymond Chanas, Eybens, France
Access B10 HP

Comme la musique adoucit les moeurs…

2014/01/27

…Si le coeur vous en dit, si vous avez un peu de temps aussi, venez écouter l’ensemble Variations (Dir: Bruno Cornec) accompagné par le Jardin Musical (Dir: Christine Antoine) dans ce concert de musique sacrée autour du Requiem d’André Campra, qui nous l’espérons vous touchera par sa beauté et l’espoir qu’il porte. Après celui de Victoria, et avant celui de Mozart, c’est un grand chef d’oeuvre du siècle de Louis XIV que vous pourrez ainsi apprécier.

Tous les détails sont sur l’affiche:
Concert Variations

Les douze chanteurs et les six instrumentistes chanteront en complément de programme le Reniement de St Pierre de Marc-Antoine Charpentier, petit Oratorio de la passion et le programme sera agrémenté de pièces instrumentales du même compositeur, le tout sur dans un style historiquement informé.

Nous avons voulu garder un prix modique (12 EUR plein, 6 EUR réduit) pour nous permettre de rémunérer les instrumentistes professionnels qui nous accompagnent et vous permettre malgré tout de découvrir ou de venir réécouter ce magnifique répertoire de musique française baroque.

En espérant vous y rencontrer…

Gouvernance informatique: Il est temps d’y intégrer l’Open Source

2014/01/24

Dans le cadre de mes activités pour le Conseil des technologistes d’HP France, j’ai écrit un article pour le Webzine IT experts sur la l’intégration de Open Source et la gouvernance informatique disponible sur http://www.it-expertise.com/gouvernance-informatique-il-faut-integrer-lopen-source/. Un grand merci à Aurélie Magniez pour m’avoir aidé à faire cette publication.

Ci-dessous, une version légèrement modifiée qui tient compte de retours et rétablit certaines formules auxquelles je tiens, quoique moins journalistiquement correctes et certains liens (jugés trop nombreux par le Webzine, mais je tiens à citer mes sources, et Tim Berners-Lee ne les a pas inventés pour que l’on ne s’en serve pas non ? :-))

Bonne lecture !

Aujourd’hui en 2013, toutes les entités, publiques comme privées, en France, comme partout dans le monde, utilisent massivement des Logiciels Free, Libres et Open Source (abrégé en FLOSS (1)). Quelques exemples de cet état de fait sont fournis par la Linux Foundation, comme les 600 000 télévisions intelligentes vendues quotidiennement fonctionnant sous Linux ou les 1,3 millions de téléphones Andoïd activés chaque jour. Le dernier rapport de top500.org, présentant les super-calculateurs mondiaux, indique une utilisation de Linux à 96,4%. Des sociétés ayant aujourd’hui un impact quotidien sur notre environnement numérique telles que FaceBook ou Twitter ont non seulement bâti leur infrastructure sur une grande variété de FLOSS, mais ont aussi publié de grandes quantités de code et des projets complets sous licence libre. Ceci concerne aussi des acteurs plus classiques du monde de l’informatique comme HP ou IBM.

Ceci peut sembler normal, car on évolue là dans le monde du numérique, mais le phénomène touche tous les secteurs comme le montre une récente étude de l’INSEE, qui reporte que 43% des entreprises françaises d’au moins 10 personnes utilisent des suites bureautique FLOSS ou encore que 15% des sociétés de construction utilisent un système d’exploitation FLOSS par exemple. Cette large adoption se trouve corroborée par le développement de la filière FLOSS en France, comme rapporté par le CNLL, représentant en 2013 2,5 milliard d’Euros et 30 000 emplois.

Enfin, le secteur public n’est pas en reste avec la publication en septembre 2012 de la circulaire du premier ministre qui reconnait la longue pratique de l’administration des FLOSS, et incite celle-ci, à tous les niveaux, à un “bon usage du logiciel libre”, ce qui se vérifie dans certains ministères comme celui de l’intérieur ou de l’économie. Le ministère de l’éducation nationale a ainsi déployé 23 000 serveurs EOLE sous Linux et utilise de nombreux projets FLOSS pour la gestion multi-fonctions (réseau, sécurité, partage) des établissements scolaires.

Services impliqués dans la gouvernance FLOSS

Dans ce contexte d’utilisation généralisée, se posent certaines questions quant à la gouvernance particulière à mettre en place ou l’adaptation de celle existante pour accroître l’usage, la distribution, la contribution au FLOSS, tant pour les fournisseurs que pour les utilisateurs de ces technologies. En effet, les FLOSS ont des spécificités tant techniques qu’organisationnelles (rapport à la communauté, méthodologie de développement, licence utilisée) qui ont un impact sur la façon de les gérer dans une entité. La Gouvernance Open Source, aujourd’hui, doit donc être partie intégrante d’une Gouvernance Informatique.

Contrairement à ce qu’une rapide analyse pourrait laisser penser, ce n’est pas uniquement le service informatique qui est concerné par l’utilisation des FLOSS. Celle-ci touche la totalité de l’entité et le modèle de gouvernance doit donc être adapté en conséquence. En effet, le service des achats se voit souvent court-circuité par l’utilisation de composants logiciels téléchargés et non achetés en suivant les procédures qu’il met en place, le service du personnel ne dispose pas de contrats de travail statuant sur les contributions des employés à des projets FLOSS (ne parlons pas des stagiaires ou co-traitants), le service juridique doit apprendre à distinguer la licence Apache de la GPLv2, ou v3, le service de propriété intellectuelle considérer si telle modification faite à un projet FLOSS peut ou doit être reversée au projet, et dans quel contexte, voire le PDG évaluer, lors d’une scission de sa société en différentes entitées juridiques, l’impact représenté sur la redistribution de logiciels faite à cette occasion et le respect des licences utilisées. Ce ne sont que quelques exemples des questions auxquelles les entités doivent répondre dans le cadre d’une Gouvernance Informatique intégrant les FLOSS.

Ceci n’est pas un débat oiseux: il y a eu maintenant trop d’exemples allant jusqu’au procès et sur des problématiques de non-respect des licences FLOSS pour que les entreprises et services publics ignorent le problème. Les conséquences tant financières que sur leur image de marque peuvent être très importantes et causer des dommages beaucoup plus graves que ne le représente la mise en conformité (qui consiste le plus souvent en la seule publications des codes sources modifiés).

Il ne s’agit pas ici d’énoncer des éléments qui tendraient à restreindre l’utilisation des FLOSS dans une entité. Au contraire, les bénéfices de leur utilisation sont aujourd’hui trop évidents, la baisse des coûts induite par la mutualisation, les gains technologiques d’avoir des souches logicielles si versatiles et éprouvées doivent juste s’accompagner des mesures de gestion nécessaires pour en retirer tous les bénéfices annoncés. L’analyse des risques fait partie des choix quotidiens exercés au sein d’une entité et de même que pour une démarche qualité, l’impulsion doit venir du sommet de la hiérarchie de l’entité. Celle-ci doit soutenir la création des instances nécessaires à l’établissement d’une gouvernance FLOSS en leur donnant le pouvoir requis et l’interaction avec les différents services de l’entité.

Composants d’une gouvernance FLOSS

Tout d’abord, il s’agira de développer la compréhension de l’écosystème libre au sein de l’entité pour en appréhender les spécificités.

La première d’entre elles est la licence gouvernant les FLOSS. Comme pour toute utilisation d’un logiciel, ou d’un service, un utilisateur se voit décrit ses droits et ses devoirs au sein de ce document. Ceux-ci diffèrent selon que la licence est permissive (type Apache v2 par exemple), qui permet une utilisation (y compris pour des développement non-FLOSS) et une redistribution avec peu de contraintes (mentions légales et paternité par exemple). Elle permet ainsi à des sociétés de vendre des versions propriétaires d’Andoïd distribué sous Licence Apache v2 embarquées dans leurs téléphones portables. C’est ce qui permet de considérer cette licence comme “libre”. En regard on donnera également l’exemple des licences de gauche d’auteur (copyleft en anglais, type GPL v2 par exemple), qui permettent une utilisation tant que le logiciel distribué s’accompagne des sources (éventuellement modifiées) servant à le fabriquer. Elle permet à des projets comme le noyau Linux d’être développé par des milliers de développeurs tout en restant toujours accessible dans toutes ses variantes par la mise à disposition de son code source, dû à cette contrainte. C’est ce qui permet de considérer cette licence comme “libre”. Simplement les libertés sont vues ici sous l’angle du projet (qui le reste ad vitam aeternam) plutôt que sous celui de l’utilisateur comme dans l’autre cas. C’est la raison pour laquelle toutes ces licences sont considérées comme Open Source par l’OSI.

Une entité doit donc choisir les briques FLOSS qu’elle souhaite utiliser en fonction de l’usage prévu pour respecter les droits et devoirs d’usage codifiés dans les licences (ni plus ni moins qu’avec une offre non-FLOSS), sachant que, dans la plupart des cas, l’élément déclenchant l’application de la licence est la distribution du logiciel. Ainsi une société peut parfaitement utiliser un logiciel sous licence GPL v2, y faire des modifications et ne pas les publier, tant que l’usage reste interne à sa structure juridique (cas fréquent en mode utilisation de logiciel dans un département informatique). En revanche, si elle l’incorpore à un produit qu’elle commercialise, elle devra juste se mettre en conformité avec la licence et fournir en parallèle du produit un acccès aux dites sources.

Ceci n’est finalement pas si compliqué, eu égard aux gains énormes qu’elle peut en retirer en bénéficiant d’une brique logicielle éprouvée qu’elle n’a ni à développer, ni à maintenir. Dans tous les cas, il est important que son service juridique ait une compréhension des droits et devoirs des licences utilisées pour apporter le conseil requis, comme lors de la signature de contrats avec tout fournisseur.

On le voit, la formation du service juridique est à la base de la mise en place de toute gouvernance. D’autre part, il faut organiser au sein de l’entité la mise en relation entre ce service juridique et les équipes de développement. Non seulement pour qu’elles apprennent à se connaître, mais aussi pour qu’elles échangent sur leurs besoins réciproques et qu’elles comprennent comment chacune cherche à protéger l’entité pour laquelle elle oeuvre. Les uns le faisant eu égard au respect des règles de droit, ce qui comprend l’explication envers les développeurs des licences libres, les autres eu égard au mode d’utilisation des composants techniques spécifiques des équipes de développement.

Personnellement, en tant qu’ingénieur de formation, il m’a été très bénéfique de discuter avec divers avocats spécialistes des licences libres, pour mieux comprendre leur volonté de protéger l’entreprise pour laquelle ils travaillent et comment ils devaient le faire dans ce contexte. Et réciproquement, je sais que les informations techniques et exemples parfois complexes d’agrégats de composants logiciels les aident en retour à mieux tenir compte des cas particuliers qui peuvent se faire jour. La communication sur ce sujet doit dépasser dans l’entité les structures classiques et fonctionner comme une communauté.

Du reste, la seconde spécificité du logiciel libre est le fait qu’il est développé par une communauté de personnes partageant un intérêt pour ce logiciel. Il en existe de toute taille (d’un développeur assurant tout, jusqu’à plusieurs centaines de personnes comme les larges fondations comme Apache ou OpenStack). Etudier une communauté avant d’utiliser le composant libre qu’elle produit est une bonne pratique pour avoir des informations sur sa vitalité, son organisation, sa feuille de route, en plus des caractéristiques purement techniques du composant. Certains sites comme Ohloh peuvent aider à se forger une opinion dans ce domaine, pour les projets suivis. De même qu’il peut être alors pertinent de se poser la question des modes de contributions en retour. Cela peut consister en des correctifs, du code apportant de nouvelles fonctions, de la documentation, des traductions, une animation de communauté, de l’achat de prestation intellectuelle auprès de professionnels oeuvrant sur le composant ou un soutien financier à l’organisation d’un événement permettant le rassemblement physique de la communauté. Certaines entreprises, comme la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes témoignent de leurs contributions en retour envers un projet tel que LibreOffice.

Comme précédemment, chacun de ces aspects pourra faire l’objet d’une étude dans le volet Open Source de la Gouvernance Informatique. On notera que la gestion de la proprété intellectuelle sera à considérer tout particulièrement pour les contributions sous forme de code, et en liaison avec la licence utilisée. Mais cet aspect peut aussi avoir un impact sur les contrats de travail des employés, des co-traitants, des stagiaires, afin de déterminer sous quelles conditions leurs contributions sont autorisées.

Encore une fois, il s’agit d’inciter les entités utilisatrices de logiciels libres à ne pas se contenter d’être de simples utilisatrices de FLOSS, mais à être actrices de l’écosystème et à contribuer à leur tour à l’améliorer en s’intégrant dans les communautés. Le dynamisme actuel autour des FLOSS est le fait du soutien très actif de nombreux utilisateurs. Pour ne citer qu’un exemple, on regardera la synergie créée autour du projet GENIVI par ses 120+ membres, dont de nombreuses sociétés hors secteur informatique.

Enfin la dernière spécifcité du logiciel libre est la méthodologie de développement utilisée par la communauté. Quoiqu’elles soient toutes attachées à l’accès au code, elles varient énormément d’un projet à l’autre, en fonction de sa taille, de son style de gouvernance, des outils utilisés et de son historique. Mais il est important pour une entité qui souhaite interagir avec une communauté d’en comprendre la culture. Si le noyau Linux a une méthodologie organisée autour d’un “dictateur bénévole” (Linus Torvalds) qui prend les ultimes décisions et de ses lieutenants, nommés, en qui il a toute confiance pour prendre les décisions concernant une branche de développement, d’autres projets comme OpenStack cherchent à adopter le mode le plus “méridémocratique” en procédant à l’élection des représentants techniques des branches du projet par les développeurs, et à celle des représentants au conseil d’administration par la totalité des membres de la fondation, quels que soient leurs rôles. Le processus d’intégration continue d’OpenStack implique des étapes précises pour y ajouter un patch par exemple. Cela nécessite d’abord une application sur l’arbre courant sans erreur, avant de devoir recevoir deux votes positifs puis de satisfaire le passage de l’ensemble des tests automatiques prévus. Et ceci s’applique aussi bien aux représentants techniques des branches du projet qui proposent des centaines de patches par an, ou au contributeur occasionnel faisant une modification mineure de documentation. En revanche, celui qui souhaite soumettre une modification sur le noyau Linux devra passer par des listes de diffusion où les échanges peuvent parfois se révéler vifs, et s’adapter aux desiderata potentiellement différents des mainteneurs de branches.

Bonnes pratiques de gouvernance FLOSS

Face à tous ces aspects de ce monde foisonnant, certaines bonnes pratiques simples peuvent permettre aux entreprises de faire les bons choix et de s’assurer une utilisation optimale des FLOSS en en tirant le meilleur profit sans mettre à risque leur bonne réputation par des actions mal vues des communautés.

Une première bonne pratique peut consister à créer un comité Open Source. Par exemple, pour un grand groupe, il peut être utile pour la direction générale de nommer des représentants des différents services (achats, ressources humaines, informatique, technique, juridique, propriété intellectuelle) pour définir la politique à mettre en place. Ce comité devra se réunir régulièrement, tant dans la phase de définition de la partie Open Source de la Gouvernance Informatique, qu’ultérieurement pour la réviser sur la base des retours des utilisateurs et l’évolution de projets. Il devra également avoir les moyens associés à ses missions. Un groupe de travail du Syntec Numérique a développé, pour les aider dans cette activité, des contrats types pour leurs fournisseurs, leur demandant de préciser avec leur livraison logicielle, l’inventaire exhaustif des licences utilisées. Une présentation sur les contrats faite au sein de ce groupe pourra être aussi consultée avec profit. La FSF France propose aussi des avenants de contrats de travail type pour les employés contribuant à des projets libres, et l’AFUL des modèles économiques et financement de projets FLOSS ou de communautés. Il sera ensuite facile de donner des missions et des pouvoirs plus étendus à ce groupe de personnes quand l’utilisation des FLOSS augmente. Dans le cadre d’une PME, un correspondant FLOSS sera sans doute suffisant (comme il peut y avoir un correspondant sécurité ou CNIL), tâche qui pourra même être sous-traitée à des sociétés specialisées dans le domaine.

Une fois le comité/correspondant nommé et la politique FLOSS établie, il faudra prévoir des cycles de formations. D’une part pour le service juridique pour le cas où il manquerait de compétences sur le domaine spécifique des licences libres. La société Alterway propose par exemple une formation par un juriste pour des juristes. D’autre part, en interne, auprès de l’ensemble du personnel pour expliquer cette nouvelle politique FLOSS.

En parallèle, il est important d’avoir une vision précise de l’utilisation actuelle des FLOSS dans son entité. Notamment pour vérifier que leur utilisation est conforme aux licences sous lesquelles ils sont utilisés. Les non-conformités sont plus souvent dûes à la méconnaissance qu’à une réelle volonté d’enfreindre les licences. Cette tâche peut paraître fastidieuse de prime abord, mais elle est à mon sens fondamentale pour se prémunir, en particulier si votre activité vous amène à redistribuer du logiciel à vos clients. Heureusement des outils existent pour automatiser ce travail d’inventaire et faciliter l’analyse des licences utilisées. Le premier à recommander est libre: FOSSology a été développé par HP pour son utilisation interne, puis rendu libre en 2007 sous licence GPLv2. Il collecte dans une base de données toutes les meta-données associées aux logiciels analyés (il peut traiter des distributions Linux entières sans problème) et permet l’analyse des licences réellement trouvées dans le code depuis une interface Web. De nombreuses entités outre HP comme Alcatel-Lucent, l’INRIA ou OW2 l’utilisent, y compris pour certains, en couplage avec leurs forges de développement. Mais son accès libre et sa facilité de mise en oeuvre ne le réserve pas qu’aux grands groupes et il devrait être systématiquement utilisé comme complément naturel d’un gestionnaire de source, ou d’outillage d’intégration continue. En complément, des outils non-FLOSS peuvent également aider à ce travail d’inventaire en donnant accès à des bases préétablies de composants connus et déjà inventoriés et fournissent de nombreuses autres fonctions. La société française Antelink, émanation de l’INRIA, a développé une grande expertise dans ce domaine et a couplé son outillage avec FOSSology. D’autres acteurs tels que Blackduck et Palamida ont également un outillage complémentaire à considérer.

On pourra de plus prévoir ultérieurement un mode de déclaration des usages de FLOSS, voire, si les requêtes sont nombreuses et régulières, créer un comité de revue spécifique en charge de les évaluer et de les approuver.

Enfin certains documents de référence tel que le Guide Open Source du Syntec Numérique, les fondamentaux de la Gouvernance des logiciels libres, la vision des grandes entreprises sur la gouvernance et maturité de l’Open Source et le site de référence FOSSBazaar pourront permettre un approfondissement des sujets évoqués et donner des bonnes pratiques additionnelles quant à la mise en oeuvre d’une gouvernance Open Source.

Et pour ceux qui souhaiteraient être accompagnés dans la démarche, des sociétés telles que Smile, Alterway, Linagora, Atos, Inno3 ou HP disposent de prestations d’aide à la mise en oeuvre d’une gouvernance Open Source. Mais que vous le fassiez seuls ou accompagnés, il est temps et j’espère que cet article vous aura donné quelques clefs pour intégrer l’Open Source dans votre politique de Gouvernance Informatique.

(1): Dans tout ce document, on utilise le terme de FLOSS comme terme générique recouvrant aussi bien la notion de « logiciel libre », « Free Software » qu’« Open Source », tout en sachant que des nuances existent.

Concert “Cantique à Notre-Dame” par le Quatuor Abélard

2013/09/23
Affiche du concert

Affiche du concert

Un programme rare d’oeuvres du 15è au 18è siècle, du bouleversant “O Magnum mysterium” de T. L. da Victoria si mystique au Magnificat de D. Scarlatti aux délicates intonations baroques.

Un programme centré sur l’importance du texte mis en musique, et rehaussé par des poèmes sacrés du Cardinal Jacques du Perron.
Les poèmes seront déclamés par Jean Belliard qui dirige le quatuor Abélard dans ce programme. Ce grand professionnel de la musique a toujours mis un point d’honneur à travailler au plus haut niveau possible tant avec des professionnels qu’avec des amateurs comme ceux réunis ici. J’ai eu l’honneur de travailler avec lui plus de 25 ans et je ne peux que vous inciter à aller à sa rencontre, il parle de la musique comme nul autre.

Leurs concerts ont été appréciés pour leurs grandes qualités musicales et l’entente parfaite de leurs membres. Ce sera leur seul concert sur la région et en plus, ma fille y chante comme “insolente” soprano ;-)

ArticlePresseABELARD-YEVRE120512REPcentre

Rendez-vous à l’Eglise de Bernin – Samedi 5 Octobre 2013 à 20h30.

Et l’entrée est libre !! Vous n’avez plus aucune raison de ne pas venir
écouter ces oeuvres qui vous émouvront au travers des âges.

En espérant vous y rencontrer…

Fleur Pellerin dans la Silicon Valley sans voir HP ?

2013/05/24

D’après le blog d’Emmanuel Paquette, journaliste à l’Express, Fleur Pellerin ferait du 1er au 5 juin un déplacement dans la Silicon Valley.

A ma grande surprise, l’article ne mentionne pas HP dans les sociétés visitées. Je sais que cela fait moins mode que Facebook ou Twitter, mais la compagnie fondée dans un garage il y a 74 ans, et pour laquelle j’ai le plaisir de travailler, reste non seulement la première société dans les TIC au niveau mondial, (ou la seconde derrière Apple selon Fortune) mais elle reste aussi un employeur d’importance en France (environ 5000 personnes), avec des pôles de vente et de support locaux, mais aussi des structures européennes ou mondiales représentées.

J’espère que le cabinet de Fleur Pellerin contactera Gérald Karsenti, le PDG de HP en France, Je suis sûr qu’il se fera un plaisir d’au moins mettre en relation Mme la ministre avec Meg Whitman pour qu’elles puissent se rencontrer en Californie et échanger utilement. Avec le soutient que Meg apporte aux projets OpenStack, Hadoop, Linux et tant d’autres, la discussion pourrait même se porter sur comment HP pourrait aider en France à la mise en oeuvre de la directive du premier ministre sur l’utilisation préférentielle des logiciels libres dans l’administration. Et je veux bien être mis à contribution sur ce sujet au sein du Technology Council HP France ;-)

Nous pourrons du reste discuter de cela et de plein d’autres choses lors du Salon Solutions Linux à Paris la semaine prochaine !

Réponse de la Banque postale

2012/09/23

Suite à ma lettre ouverte à la banque postale, j’ai obtenu la réponse suivante:

Réponse des CCP


Note: lettre originale avec détails bancaires supprimés et sur deux pages, condensée ici pour les besoins de l’article

Très administratif :-( Et évidemment, pas dans le sens souhaité, mais je ne m’attendais pas à des miracles. De là à m’expliquer comment éviter un découvert, il y a évidemment une nuance que je n’attendais pas !

Cela va me simplifier ma gestion avec un compte de moins à gérer dans gnucash ;-) Et maintenant, je vais considérer la migration de mon livret A également, ar je ne vois pas pourquoi je leur ferai profiter de placements alors qu’ils ne jouent pas le jeu.

Lettre ouverte à la banque postale

2012/09/08

Monsieur,

Courrier CCP

Suite à votre courrier ci-dessus concernant les nouvelles dates de prélèvement de ma carte bleue à débit différé, je tiens à vous exprimer mon plus vif mécontentement quant à votre façon unilatérale de changer le contrat autour de cette carte, notamment, sachant que je suis titulaire d’un contrat Adispo, client chez vous depuis 1988 et sans jamais le moindre incident.

Enfin que j’étais titulaire, car puisque vous décidez de changer les règles du jeu, je vais moi aussi changer ma relation avec vous. Je souhaite donc résilier dès que possible, et sans frais ma carte bleue à débit différé. En effet, mon autre organisme financier me propose une carte similaire avec un débit en début de mois, qui me laisse le temps de procéder aux virements nécessaires pour couvrir mon compte (Je suis domicilié chez eux, en raison de l’emprunt sur ma résidence principale).

De plus, je ne vois plus l’utilité du compte Adispo et vous demande de l’annuler également. Je souhaite moi aussi réduire au minimum mes frais, puisque l’heure semble à l’économie partout, et en particulier chez vous.
Je ne souhaite plus désormais avoir qu’un accès Internet VidéoPoste de base pour me permettre de faire des virements entre mes comptes et livrets, un CCP de base avec son chéquier et c’est tout. Je n’aurai plus besoin de la couverture d’aggios, n’ayant plus ma carte bancaire chez vous, et je n’utilisais pas les autres services. Cela devrait me permettre de ne payer que les frais de gestion de base (environ 5 EUR/an au lieu de 5 EUR/mois !)

Il est dommage que pour gagner quelques jours de trésorerie, vous vous mettiez vos propres clients à dos. Cet agissement unilatéral est contraire aux règles de base du commerce. Je me demande dans quelle mesure il n’est pas aussi contraire au droit. J’espère que d’autres clients suivront également mon exemple, ce qui ne manquera pas de se passer, au vu des divers articles soulignant ce choix pour le moins bizarre :

Cette lettre est également publiée sur mon blog, pour alimenter le débat.

Je me tiens à votre disposition pour tout détail complémentaire que vous jugeriez utile d’obtenir et je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments les plus déçus.

Chronique Musicale: Emil Nikolaus von Reznicek

2012/09/03

Voilà un compositeur dont je n’avais jamais entendu parler avant cette année. Une récompense dans Classica, avec un extrait proposé sur le CD joint avait fait dresser mon oreille mahlérienne ! Cela avait la couleur d’une symphonie de Mahler, son humour grinçant, sa richesse orchestrale, son sens du rythme (comme dans le second mouvement de sa première symphonie ou ses marches), l’usage des fanfares également. Bref, c’est comme si je découvrais une nouvelle symphonie entre la première et la cinquième.

J’ai donc acheté 2 CD des symphonies de ce compositeur, publiées chez CPO par le chef Frank Beerman pour mieux découvrir son univers et valider ou infirmer ce postulat. Et à l’écoute, les premières impressions se sont renforcées et confirmées. Si vous pénétrez avec délices dans le monde symphonique de Bruckner et Mahler, Emil Nikolaus von Reznicek vous plaira fort probablement dans les siennes.

Et une nouvelle fois, pourquoi de telles oeuvres ne sont jamais jouées en concert, ni plus souvent enregistrées, alors que l’on croule sous les redites d’intégrales Beethoveniennes ? J’espère que Frank Beerman poursuivra chez CPO l’enregistrement des autres pièces symphoniques de Reznicek (notamment les symphonies 3 et 4), car je suis sûr que cela sera plus utile et profitable aux mélomanes que bien d’autres projets.

Qu’il est agréable de pouvoir encore faire des découvertes en musique !! Cela m’a rappelé le choc de ma découverte de Gustav Mahler en 1982, en écoutant sa première symphonie par Vaclav Neumann et la philharmonie tchèque. C’était si beau, que j’en avais pleuré à la fin ! Je me la suis passée des dizaines de fois, tant je souhaitais en connaître mieux tous les passages, comprendre ce qui me bouleversait tant dans cette musique. Eh bien la découverte des symphonies de Emil Nikolaus von Reznicek me replonge avec délice dans le même état. Je les ai déjà écoutées chacune 2 fois, car il me semble que ce sont de véritables chefs d’oeuvres méconnus, que chacun doit explorer et murir, tant leur contenu est riche et dense, parsemé de traits d’humour ou de tristesse, de cuivres claironnants ou de violon solo si sensible.

Les notices le positionnent face à Richard Strauss, contemporain. Mais pour moi (et je suis sûr d’en faire crier plus d’un), cette musique symphonique créée par Emil Nikolaus von Reznicek est plus riche et passionnante que celle de Richard Strauss, dont je n’ai jamais été un grand fan, et même si je connais mal ses opéras, sa symphonie alpestre ne m’a jamais retourné comme celles entendues ici. Je ne dis pas que toutes les notes sont géniales et les mouvements inédits, mais ces euvres valent pour l’arche créée, l’ensemble plus que le détail, l’impression de puissance dégagée et surtout l’émotion communiquée à l’auditeur. La Tanz Symphonie est à cet égard extrèmement représentative de ce succès.

Chronique Musicale: Les Noëls d’Henri Carol

2012/08/13

Pourquoi acheter un disque d’un compositeur si peu connu ? et vous inciter à la fin de cette chronique à le faire également ? Il y a derrière une histoire ancienne. J’ai connu le nom d’Henri Carol par l’intermédiaire de Guy Miaille, mon professeur de musique de collège, et surtout mon initiateur à la musique savante au travers de l’ensemble vocal et instrumental des Escholiers de Ste Geneviève, et de toutes les leçons qu’il m’a données gracieusement tant en flûte à bec au collège et lycée, que dans la préparation au Bac durant laquelle il nous fit découvrir tant de compositeurs et d’oeuvres. Guy est un passioné de musique qui transmettait sa passion à ses élèves. Et donc tout naturelement, j’ai aimé la musique Médiévale et Renaissance, car il nous la faisait découvrir de façon si intense et vivante, que l’on ne pouvait que suivre.

Son propre maître en musique avait justement été l’abbé Henri Carol, à Montpellier. Et Guy avait été fortement marqué par cette initiation, et je pense qu’il devait lui même la retransmettre à son tour envers ses propres élèves, sans oublier de le mentionner comme un pédagogue et musicien. Mais je n’avais eu qu’un faible aperçu de ces oeuvres, uniquement dans des arrangements que Guy nous avaient fait chanter. Aussi après sa parution en 2000, j’avais déjà acheté un disque de pièces d’orgue d’Henri Carol par Gabriel Marghieri chez Solstice pour découvrir le compositeur vanté par Guy et j’avais effectivement trouvé un grand plaisir à l’écoute de ses compositions, qui me rappelaient celle de Guy Miaille lui-même, et toute la tradition française inspirée par la musique modale. Et aussi il représentait une voie (voix !) issue de la tradition organistique française qui prend sa source chez de Grigny jusqu’à Jehan Alain dont Guy m’avait fait découvrir les pièces dès 1980.

Aussi en voyant ce disque de Noëls entièrement dédié à Henri Carol, je me suis précipité pour l’acheter. Et j’ai eu ainsi le bonheur de voir que tout le texte de présentation était de Guy Miaille !! Avec une introduction de J.P. Combet, le monsieur derrière le label Alpha ! Double parrainage qui ne pouvait qu’annoncer un disque réussi. Olivier Vernet a (comme souvent du reste) parfaitement compris l’univers joyeux et lyrique d’Henri Carol, que la plume de Guy décrit à sa façon si communicative. Du reste, sa plaquette m’a replongé dans les années 1980, quand il présentait les oeuvres que les Escholiers jouaient en concert, ou quand il s’enthousiasmait en nous présentant la passacaille et fugue de Bach pour orgue, ou en registrant pour nos cromornes une danse de Susato.

Si longtemps après m’avoir formé le goût en musique, exploration que je continue toujours aujourd’hui en découvrant encore des oeuvres (prochaine chronique à venir !), nous nous sommes retrouvés par l’entremise de ce CD à nouveau !

Alors pour ceux qui comme moi pensent que la musique s’est fourvoyée en chemin avec Boulez, l’écolé sériele, dodécaphonique, spectrale et autre jeu sonore sans âme la plupart du temps, qu’ils suivent le chemin de luminosité, de brillance, d’humour, de joie simple et communicative que l’abbé Carol a su mettre dans ces Noëls pour orgue, et que Guy décrit de telle façon que je m’en léchais les babines, avant de commencer l’écoute, rien qu’à la lecture du livret (il est impératif de le lire pour une fois !!). Cette voie musicale, qu’empruntèrent aussi à leur manière les Alain, Françaix, Auric, Ibert, Sauguet, Duruflé (pour ne pas citer les plus connus comme Poulenc) et qu’illustrent aujourd’hui des Escaich par exemple pour rester autour de l’orgue, est encore trop méconnue, et pourrait contribuer à réconcilier l’homme du XXIè siècle avec la musique savante.

Beaucoup de souvenirs ranimés pour moi autour d’un simple CD. Ceux des premières découvertes musicales, celles qui marquent à vie ! Et le souvenir des grands moments de rire (et des fois de colère) et surtout de musique partagée au sein des Escholiers. Et cela me donnera l’occasion d’en acheter un autre et de poursuivre la découverte !

Un CD que beaucoup devraient acheter pour retrouver la joie simple de Noël illustrée de si belle manière, en ornant et variant des Noëls anciens (comme Guy Mialle lui-même en avait arrangés pour son groupe). Plus nombreux seront les acheteurs, plus nous aurons de chance, nous autres mélomanes, de voir ces musiques trop longtemps maintenues sous le boisseau, ressurgir pour réjouir nos oreilles de leurs rythmes et sonorités recherchées, mais sans déconstruction ni de l’un, ni de l’autre. Elles ont été trop longtemps occultées. Leur heure est venue. Merci Guy d’avoir oeuvré encore une fois à la transmission de notre patrimoine. Je vous en suis une fois de plus reconnaissant !


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