Posts Tagged ‘Music’

Comme la musique adoucit les moeurs…

2014/01/27

…Si le coeur vous en dit, si vous avez un peu de temps aussi, venez écouter l’ensemble Variations (Dir: Bruno Cornec) accompagné par le Jardin Musical (Dir: Christine Antoine) dans ce concert de musique sacrée autour du Requiem d’André Campra, qui nous l’espérons vous touchera par sa beauté et l’espoir qu’il porte. Après celui de Victoria, et avant celui de Mozart, c’est un grand chef d’oeuvre du siècle de Louis XIV que vous pourrez ainsi apprécier.

Tous les détails sont sur l’affiche:
Concert Variations

Les douze chanteurs et les six instrumentistes chanteront en complément de programme le Reniement de St Pierre de Marc-Antoine Charpentier, petit Oratorio de la passion et le programme sera agrémenté de pièces instrumentales du même compositeur, le tout sur dans un style historiquement informé.

Nous avons voulu garder un prix modique (12 EUR plein, 6 EUR réduit) pour nous permettre de rémunérer les instrumentistes professionnels qui nous accompagnent et vous permettre malgré tout de découvrir ou de venir réécouter ce magnifique répertoire de musique française baroque.

En espérant vous y rencontrer…

Concert “Cantique à Notre-Dame” par le Quatuor Abélard

2013/09/23
Affiche du concert

Affiche du concert

Un programme rare d’oeuvres du 15è au 18è siècle, du bouleversant “O Magnum mysterium” de T. L. da Victoria si mystique au Magnificat de D. Scarlatti aux délicates intonations baroques.

Un programme centré sur l’importance du texte mis en musique, et rehaussé par des poèmes sacrés du Cardinal Jacques du Perron.
Les poèmes seront déclamés par Jean Belliard qui dirige le quatuor Abélard dans ce programme. Ce grand professionnel de la musique a toujours mis un point d’honneur à travailler au plus haut niveau possible tant avec des professionnels qu’avec des amateurs comme ceux réunis ici. J’ai eu l’honneur de travailler avec lui plus de 25 ans et je ne peux que vous inciter à aller à sa rencontre, il parle de la musique comme nul autre.

Leurs concerts ont été appréciés pour leurs grandes qualités musicales et l’entente parfaite de leurs membres. Ce sera leur seul concert sur la région et en plus, ma fille y chante comme “insolente” soprano ;-)

ArticlePresseABELARD-YEVRE120512REPcentre

Rendez-vous à l’Eglise de Bernin – Samedi 5 Octobre 2013 à 20h30.

Et l’entrée est libre !! Vous n’avez plus aucune raison de ne pas venir
écouter ces oeuvres qui vous émouvront au travers des âges.

En espérant vous y rencontrer…

Happy birthday Mageia !!

2013/09/18

The 18th of September 2010, Mageia as announced as a new project. So today is a special day, as its the 3rd birthday of my distribution of choice.

More over, it was for me a special day as I was presenting this distribution during LinuxCon US.

Completely unrelated, some of you may know that I’m directing a vocal ensemble.

So combining all 3 elements today, I was happy to have a choir of some 15 people attending my talk sing “Happy birthday Mageia” ! (It was private so no rights issue ;-)) A great personal pleasure !!

And no, there is no recording available but that was done with a community state of mind:-) What you can get are the slides which won’t of course contain that unique moment of art but should motivate you to at least try Mageia.

No next rehearsal planned for our /tmp/choir today but I hope the audience enjoyed it as much as I did.

Interesting end of week

2013/09/13

Quite some activities for this end of week and the next one:

  1. I’m publishing on Friday mindi 2.1.7 in order to fix kernel detection issues for the most recent ones (> 3.9).
  2. I’m going by train on Saturday to Paris to attend a concert made by my daughter Ségolène singing early music with Jean Belliard in Etampes (Eglise St Gilles).
  3. I’ll sing myself on Sunday for the last concert of our yearly Académie in St Sulpice de Favière (come and talk about music !!)
  4. I’ll go back to Roissy to tke the plane on Monday morning to arrive in New Orleans for LinuxCon US 2013
  5. I’ll attend LinuxCon on Monday and Tuesday, and deliver a talk on Mageia on Wednesday, then attend the UEFI plug fest till Friday (come and talk about FLOSS !!)
  6. I’ll fly back on Saturday, arrive on Sunday in Paris pass some hours with my daughter again, and then back home in Grenoble to start working again the day after.

The real question now, is that it’s time to sleep, and I need to make the Mageia presentation for next week. Anne Nicolas Velu helped me a lot with material and pointers, now I need to make the 20+ slides I’d like to have to cover the topic in a nice and entertaining way for the audience. Luckily there is a long flight ;-)

No time to get bored as you can see.

I’m slow to answer this week, well…

2013/07/09

That’s normal :-)

I’m on vacation. Or more precisely performing my second other preferred activity: early music ! This is the week I dedicate every year since 24 years now to the pleasure to meet back with my master in music, Jean Belliard. We (84 singers this year) gather during the week in Etampes, France, where we work 5 hours per day to rehearse around hundred pages of Renaissance music and be ready for our concerts at the end of the week. I really love that. Of course, 84 singers is much more than any royal chapel, even when they united the one from François I and Charles Quint (V) to celebrate peace !! But that’s the principle: share music with as many people as possible, make them encounter early music, discover how beautiful this music is, and have a unique idea after that: be there next year to redo it again ;-)

Sorry, most of the links point to french pages, as this is probably mostly of interest to people located near France, even if we have had some year japanese or canadian singers on top of other european countries.

If you’re around at the end of the week, please come to listen to us. It’s free (like in beer this time) ! Just note that the last concert in Sens was cancelled.

I’ll back to MOndoRescue, project-builder.org and the rest next week.

l’Harmonie d’un poème

2012/10/23

Vendredi dernier, nous avons eu la chance d’assiter au splendide concert du Poème Harmonique à l’Hexagone de Meylan. Sans doute d’ores et déjà un des meilleurs concerts de cette année. Bon je suis partial. Mais même !!

Je suis cet ensemble depuis son premier disque (Castaldi) chez Alpha (premier disque de cette maison). Et cela avait été un choc déjà pour la finition, la recherche du beau qui émanait de l’ensemble, tout en s’attachant à faire vivre le texte et la musique de façon engagée mais sans excès. Le bon goût personnifié en quelque sorte.

Depuis, nous avions pu les voir en concerts dans le très beau programme Metamorphosi novi lors du festival de Sablé, dans ce qui les rendit sans doute les plus célèbres, leur extra-ordinaire (le mot est choisi !) et envoutant bourgeois gentilhomme (qui est au Poème Harmonique ce qu’Atys a été aux Arts Florissants) au théâtre de Vitry sur Seine, ou encore à l’Opéra Comique dans Cadmus et Hermione de Lully. Chaque fois, la magie joue, le résultat est spectaculaire et inouï en fait.

Alors quand j’ai lu le programme de Vendredi dernier, j’ai tout de suite su que cela allait être fabuleux ! Des pièces à basse obstinée avec variations (Canaries, jacaras), du Merula, du Monteverdi: juste leur période de prédilection, mais dans un répertoire qu’ils n’ont pas encore enregistré. J’ai tout de suite pensé à Jordi Savall qui avec son ensemble Hesperion XX m’a permis de découvrir toutes ses oeuvres. J’ai trouvé que même indirectement, l’hommage pour Montserrat Figueras était beau, puisqu’elle même s’était illustrée dans ces pièces de Merula (un de mes trop nombreux disques d’île déserte !). Et dans ma bouche les rapprocher d’Hesperion XX et du maître Catalan est sans doute le plus beau compliment que je puisse leur faire. Mais Vendredi ils le méritaient !!

J’ai eu peur quand on a annoncé que Claire Lefilîatre chanterait malgré un problème de voix. Peur pour elle, car chanter dans ces conditions est toujours dangereux. Puis égoïstement, peur pour nous, de ne pas accéder au plaisir promis. Que nenni ! Je me demande même dans quelle mesure cela n’a pas ajouté au plaisir, en créant une tension plus importante, une meilleure écoute de l’assistance. Et je pense que peu dans la salle ont entendu quoi que ce soit. A peine un voile par moment (mais n’était-ce pas voulu finalement pour rendre la tristesse d’un vers). A peine un accroc dans un passage, mais cela ne devait-il pas refléter la faiblesse humaine ?

Dde toute façon l’engagement total, plein de maîtrise dont elle a fait preuve dès les très exigeants Rossi et Monteverdi introductifs m’ont complètement conquis (une fois de plus). Si on doit expliquer la rhétorique de cette époque à quelqu’un, il suffit de lui faire écouter cette chanteuse. Et dans le répertoire espagnol final (Hidalgo, Martin y Coll), elle avait des accents que je ne pensais possible que chez Montserrat Figueras. Elle a du sourire en entendant cela.

Mais une chanteuse, si excellente soit-elle, cela ne suffit pas à réussir un concert. Il fallait aussi un percussionniste démonstratif et inventif comme Joël Grave, que nous avons découvert ce soir là. Les enfants ont particulièrement aimé son implication et l’ampleur de ses gestes pour rythmer les danses. Une basse de viole efficace et chantante de Lucas Peres (mais qui ne me fait jamais oublier la plénitude du son de Savall, que je n’ai encore jamais retrouvé ailleurs, même chez Juan Manuel Quintana).

Et puis pour une fois, Vincent Dumestre n’était pas en retrait dans le seul travail de la basse continue ! Et du coup, quel plaisir de l’entendre dans la toccata arpeggiata de Kapsberger, si belle, mystérieuse, envoûtante vraiment de sonorités chatoyantes. J’espère qu’il la gravera, car je voudrais pouvoir la ranger au côté celle de Rolf Lislevand dans ma discothèque comme preuve de la beauté de ce XVIIè siècle si varié.

Aussi n’est-on pas surpris, lorsque l’on peut parler avec lui après le concert (merci pour être disponible après une telle production, comme j’avais déjà pu en bénéficier à Paris) de trouver un musicien complet, un homme profond, ayant une vision très accomplie et haute de son art, Un vrai maître, si jeune pourtant. Du coup, je suis parti pour les entendre encore souvent, tant au disque qu’au concert, et c’est tant mieux !

Si comme moi, vous trouvez qu’ils ne passent pas assez chez vous, faites-les inviter et faites écouter leurs disques ! En priorité, en plus de ceux cités précédemment, leur Belli, leur marches du palais, lamentations de Cavalieri, Guédron, Fasolo, Fenix de Paris… et tous ceux que j’ai aussi, mais que je ne cite pas ! Je vous avais dit que j’avais une grande île déserte ! C’est rare, mais il n’y a rien a jeter dans leur splendide discographie. Allez-y les yeux et les oreilles ouverts et découvrez combien la musique ancienne est belle, surtout quand elle est si bien interprétée.

Chronique Musicale: Emil Nikolaus von Reznicek

2012/09/03

Voilà un compositeur dont je n’avais jamais entendu parler avant cette année. Une récompense dans Classica, avec un extrait proposé sur le CD joint avait fait dresser mon oreille mahlérienne ! Cela avait la couleur d’une symphonie de Mahler, son humour grinçant, sa richesse orchestrale, son sens du rythme (comme dans le second mouvement de sa première symphonie ou ses marches), l’usage des fanfares également. Bref, c’est comme si je découvrais une nouvelle symphonie entre la première et la cinquième.

J’ai donc acheté 2 CD des symphonies de ce compositeur, publiées chez CPO par le chef Frank Beerman pour mieux découvrir son univers et valider ou infirmer ce postulat. Et à l’écoute, les premières impressions se sont renforcées et confirmées. Si vous pénétrez avec délices dans le monde symphonique de Bruckner et Mahler, Emil Nikolaus von Reznicek vous plaira fort probablement dans les siennes.

Et une nouvelle fois, pourquoi de telles oeuvres ne sont jamais jouées en concert, ni plus souvent enregistrées, alors que l’on croule sous les redites d’intégrales Beethoveniennes ? J’espère que Frank Beerman poursuivra chez CPO l’enregistrement des autres pièces symphoniques de Reznicek (notamment les symphonies 3 et 4), car je suis sûr que cela sera plus utile et profitable aux mélomanes que bien d’autres projets.

Qu’il est agréable de pouvoir encore faire des découvertes en musique !! Cela m’a rappelé le choc de ma découverte de Gustav Mahler en 1982, en écoutant sa première symphonie par Vaclav Neumann et la philharmonie tchèque. C’était si beau, que j’en avais pleuré à la fin ! Je me la suis passée des dizaines de fois, tant je souhaitais en connaître mieux tous les passages, comprendre ce qui me bouleversait tant dans cette musique. Eh bien la découverte des symphonies de Emil Nikolaus von Reznicek me replonge avec délice dans le même état. Je les ai déjà écoutées chacune 2 fois, car il me semble que ce sont de véritables chefs d’oeuvres méconnus, que chacun doit explorer et murir, tant leur contenu est riche et dense, parsemé de traits d’humour ou de tristesse, de cuivres claironnants ou de violon solo si sensible.

Les notices le positionnent face à Richard Strauss, contemporain. Mais pour moi (et je suis sûr d’en faire crier plus d’un), cette musique symphonique créée par Emil Nikolaus von Reznicek est plus riche et passionnante que celle de Richard Strauss, dont je n’ai jamais été un grand fan, et même si je connais mal ses opéras, sa symphonie alpestre ne m’a jamais retourné comme celles entendues ici. Je ne dis pas que toutes les notes sont géniales et les mouvements inédits, mais ces euvres valent pour l’arche créée, l’ensemble plus que le détail, l’impression de puissance dégagée et surtout l’émotion communiquée à l’auditeur. La Tanz Symphonie est à cet égard extrèmement représentative de ce succès.

Chronique Musicale: Les Noëls d’Henri Carol

2012/08/13

Pourquoi acheter un disque d’un compositeur si peu connu ? et vous inciter à la fin de cette chronique à le faire également ? Il y a derrière une histoire ancienne. J’ai connu le nom d’Henri Carol par l’intermédiaire de Guy Miaille, mon professeur de musique de collège, et surtout mon initiateur à la musique savante au travers de l’ensemble vocal et instrumental des Escholiers de Ste Geneviève, et de toutes les leçons qu’il m’a données gracieusement tant en flûte à bec au collège et lycée, que dans la préparation au Bac durant laquelle il nous fit découvrir tant de compositeurs et d’oeuvres. Guy est un passioné de musique qui transmettait sa passion à ses élèves. Et donc tout naturelement, j’ai aimé la musique Médiévale et Renaissance, car il nous la faisait découvrir de façon si intense et vivante, que l’on ne pouvait que suivre.

Son propre maître en musique avait justement été l’abbé Henri Carol, à Montpellier. Et Guy avait été fortement marqué par cette initiation, et je pense qu’il devait lui même la retransmettre à son tour envers ses propres élèves, sans oublier de le mentionner comme un pédagogue et musicien. Mais je n’avais eu qu’un faible aperçu de ces oeuvres, uniquement dans des arrangements que Guy nous avaient fait chanter. Aussi après sa parution en 2000, j’avais déjà acheté un disque de pièces d’orgue d’Henri Carol par Gabriel Marghieri chez Solstice pour découvrir le compositeur vanté par Guy et j’avais effectivement trouvé un grand plaisir à l’écoute de ses compositions, qui me rappelaient celle de Guy Miaille lui-même, et toute la tradition française inspirée par la musique modale. Et aussi il représentait une voie (voix !) issue de la tradition organistique française qui prend sa source chez de Grigny jusqu’à Jehan Alain dont Guy m’avait fait découvrir les pièces dès 1980.

Aussi en voyant ce disque de Noëls entièrement dédié à Henri Carol, je me suis précipité pour l’acheter. Et j’ai eu ainsi le bonheur de voir que tout le texte de présentation était de Guy Miaille !! Avec une introduction de J.P. Combet, le monsieur derrière le label Alpha ! Double parrainage qui ne pouvait qu’annoncer un disque réussi. Olivier Vernet a (comme souvent du reste) parfaitement compris l’univers joyeux et lyrique d’Henri Carol, que la plume de Guy décrit à sa façon si communicative. Du reste, sa plaquette m’a replongé dans les années 1980, quand il présentait les oeuvres que les Escholiers jouaient en concert, ou quand il s’enthousiasmait en nous présentant la passacaille et fugue de Bach pour orgue, ou en registrant pour nos cromornes une danse de Susato.

Si longtemps après m’avoir formé le goût en musique, exploration que je continue toujours aujourd’hui en découvrant encore des oeuvres (prochaine chronique à venir !), nous nous sommes retrouvés par l’entremise de ce CD à nouveau !

Alors pour ceux qui comme moi pensent que la musique s’est fourvoyée en chemin avec Boulez, l’écolé sériele, dodécaphonique, spectrale et autre jeu sonore sans âme la plupart du temps, qu’ils suivent le chemin de luminosité, de brillance, d’humour, de joie simple et communicative que l’abbé Carol a su mettre dans ces Noëls pour orgue, et que Guy décrit de telle façon que je m’en léchais les babines, avant de commencer l’écoute, rien qu’à la lecture du livret (il est impératif de le lire pour une fois !!). Cette voie musicale, qu’empruntèrent aussi à leur manière les Alain, Françaix, Auric, Ibert, Sauguet, Duruflé (pour ne pas citer les plus connus comme Poulenc) et qu’illustrent aujourd’hui des Escaich par exemple pour rester autour de l’orgue, est encore trop méconnue, et pourrait contribuer à réconcilier l’homme du XXIè siècle avec la musique savante.

Beaucoup de souvenirs ranimés pour moi autour d’un simple CD. Ceux des premières découvertes musicales, celles qui marquent à vie ! Et le souvenir des grands moments de rire (et des fois de colère) et surtout de musique partagée au sein des Escholiers. Et cela me donnera l’occasion d’en acheter un autre et de poursuivre la découverte !

Un CD que beaucoup devraient acheter pour retrouver la joie simple de Noël illustrée de si belle manière, en ornant et variant des Noëls anciens (comme Guy Mialle lui-même en avait arrangés pour son groupe). Plus nombreux seront les acheteurs, plus nous aurons de chance, nous autres mélomanes, de voir ces musiques trop longtemps maintenues sous le boisseau, ressurgir pour réjouir nos oreilles de leurs rythmes et sonorités recherchées, mais sans déconstruction ni de l’un, ni de l’autre. Elles ont été trop longtemps occultées. Leur heure est venue. Merci Guy d’avoir oeuvré encore une fois à la transmission de notre patrimoine. Je vous en suis une fois de plus reconnaissant !

Last 2 weeks too hot…

2012/07/07

Had lots to do during the last weeks. New MondoRescue Version, new project-builder.org version, Solutions Linux event in Paris, new HP internal projects, and on the private side rehearsal + concert and vocal ensemble conducting, finding a room for my daughter next year in Paris for her studies was a bit too much, with not enough sleep.

Was completely tired last thursday, with 39°+, and slept most of Friday as a consequence. Saturday, I still had not completeley recover, Not a real serious burn out, but made me think I was probably in need of rebalancing a bit stuff to avoid a serious one. And it took me nearly a week to recover, even if I dstill don’t feel exactly as before.

So I’ve just restarted this week to work on some mindi patches, and even if I planned to release a new version of mindi during the week-end it will now be during this !

I’ll be on vacation next week, for my yearly renaissance music week near Paris. So if you want to meet, for once, it will be at one of the concert we will perform the 13th, 14th or 15th of July as explained in the link ! Hopefully that change of activity will let me rest a bit a come back stronger :-)

In memoriam Gustav Leonhardt

2012/01/20

Je déteste transformer ce blog en rubrique nécrologique. Mais après Montserrat Figueras et Alain Recordier, j’ai appris par un article du Monde de Renaud Machart la disparition du maître Gustav Leonhardt.

Alors même si cela ne fera encore pas les gros titres du 20h, il faut affirmer qu’il a été celui par qui la révolution de la musique ancienne est arrivée, au même titre que Nikolaus Harnoncourt, David Munrow, ou Thomas Binkley et Jordi Savall, chacun dans leur domaine de prédilection respectif. Pour Gustav Leonhardt, ce fut le clavecin qui fut enfin considéré comme un instrument majeur grâce à lui et non pas comme un ersatz de pianoforte mal dégrossi. Et cela parce qu’il a su faire chanter la musique sur cet instrument comme personne avant lui. Et heureusement, comme beaucoup après qui lui ont emboité le pas.

Je me souviens encore des concerts que j’allais voir de lui sur Paris, ou je me retrouvais dans la même rame de métro qu’un Pierre Hantaï qui venait le voir aussi ! Gustav Leonhardt mérite le titre de maître que je lui donne plus haut, car justement, il a joué un rôle de passeur, tant dans l’enseignement, que dans la redécouverte de pans oubliés de répertoire (j’écoute en ce moment même son second disque consacré à Johann Jakob Froberger qu’il m’a fait découvrir comme à des milliers de mélomanes dès son premier enregistrement 1962 (!) pour Harmonia Mundi) ainsi que par la publication d’un ouvrage consacré à l’art de la fugue de Johann Sebastian Bach.

Puisque l’on parle de Bach, c’est évidemment ce compositeur qu’il aura le plus illlustré au disque. J’ai encore un frémissement rétrospectif lors de ma découverte de la fantaisie chromatique et fugue sous les doigts du maître hollandais ! Quel adéquation pour moi entre la hauteur de vue du compositeur et de cet interprète. Ma femme se souvient encore des 500 kms aller-retour faits pendant les vacances une année pour aller l’entendre jouer à l’abbaye de St Guilhem le désert où il avait interprèté de façon magistrale diverses pièces de Bach, dont une de ses propres transcriptions de sonates pour violon seul au clavecin.

Ce qui m’a toujours frappé dans ses interprétations, c’est l’extrême lisibilité des voix, dans la musique si riche de Bach, qui rendait l’oeuvre à l’écoute évidente, tout en lui laissant sa richesse et sa complexité visible. Et les mots qui me viennent naturellement en tête quand je pense à ses enregistrements, c’est non pas austérité, dont on l’a souvent affublé, à tort, mais au contraire fulgurence (2è prélude du clavier bien tempéré de Bach), noblesse (son disque Louis Couperin chez Harmonia Mundi), architecture (son concerto italien de Bach), gravité (ce premier disque de Froberger chez Harmonia Mundi), virtuosité (son Scarlatti chez DHM ou son Duphly pour Séon), probité (Suites anglaises de Bach chez Séon).

Je crois que je n’ai jamais autant écouté des disques que ceux de ces partitas de Bach (HM) d’abord en 33T, puis en CD. C’est l’un des sommets de la musique enregistrée (meilleur pour moi que sa seconde version pour Virgin où de nombreuses reprises manquent). Et je ne peux plus écouter toute cette musique autrement qu’au clavecin depuis ma fréquentation assidue des enregistrements qu’il a réalisés (comme ceux du regretté Scott Ross, inoubliable lui aussi dans Domenico Scarlatti, Jean-Philippe Rameau, François Couperin et pour moi tellement complémentaire de la discographie de Gustav Leonhardt). J’ai failli travailler le clavier vers 17 ans, après tant d’heures passé à écouter la musique qu’il avait enregistrée, mais mon emploi du temps ne m’a pas permis de le faire vraiment et je reste hélas seulement un auditeur. Mais je suis toujours capable, comme à Saintes, de passer une demi-heure rien qu’à écouter un claveciniste s’accorder (Trevor Pinnock a vraiment dû se demander ce qui se passait ce jour là :-))

N’oublions pas non plus ses apports en tant qu’animateur d’ensemble. Quelle messe en si de Bach d’une majesté, d’une ferveur que peu d’autres que lui peuvent se permettre. Et que dire de son Requiem de Biber !! J’ai encore le frisson de la fois où je l’ai entendu en concert, et où il avait demandé à ne pas applaudir à la fin du concert. Le silence qui s’en est suivi, la concentration qui avait été accumulée par le public était simplement d’une densité palpable.

Ce maître artiste a dédié sa vie à la musique, jusqu’à en faire le sacrifice en se produisant jusqu’à la fin. Il m’a fait aimer le clavecin plus que mon propre instrument (la flûte à bec qu’un Franz Brüggen a si bien illustré avec son accompagnement). Il a contribué à graver une intégrale des cantates de Bach qui a fait date et reste, par sa diffusion sur France Musique par Jacques Merlet, une de mes nombreuses initiations à la musique, de celles qui vous marquent pour la vie. Et il laisse un corpus d’enregistrements pour le clavecin et l’orgue qui est toujours la base d’un discothèque idéale.

Alors, à l’heure où votre descente et arrêt brutal sur le clavier qui illustre la chute de Mr Blancrocher résonne à mes oreilles en fin de disque, un grand merci pour tout ce que vous avez apporté, Monsieur Leonhardt, à la musique et puisse le son de vos enregistrements longtemps susciter des vocations de mélomanes, d’amateurs et de professionnels. Ils ne pourraient mieux choisir leur modèle.


Follow

Get every new post delivered to your Inbox.

Join 100 other followers