Magnifique début de saison à Grenoble

Le mois de Septembre est celui de la rentrée ,mais aussi celui où je reprends avec plaisir le chemin des salles de spectacles. Mise en bouche familiale avec la famille moralles. Cette troupe fait partie de ces artistes qui renouvellent le spectacle circassien en y mêlant un humour corrosif et une musique variée, jouée en direct par ses membres et omniprésente tout au long du spectacle. Bien sûr, il y a acrobates, jongleurs, clowns (officieusement en tout cas), mais aussi de beaux moments de tendresse, ou de franche hilarité ! On ne n’ennuie pas une seule seconde, les enfants comme les parents ressortent sourire aux lèvres en pensant soit à cette interprétation si particulière du Boléro de Ravel, soit au numéro de trapéziste du bêta de service. Chaudement recommandé.

Le lendemain, reprise des concerts dans notre magnifique salle à l’acoustique exemplaire de l’auditorium de MC2, pour une nouvelle série de Symphonies de J. Haydn par les musiciens du Louvre. Toujours aussi inspiré et énergique, Marc Minkowski ne tarde pas à mettre le feu aux poudres, et pousse l’orchestre dans ses retranchements, même si ceux-ci semblent jouer avec le chef dans leur capacité à suivre ses tempi endiablés. J’ai même été surpris sur certains mouvements, me demandant si cela ne manquait pas un peu de respiration, ou d’attendrissement. Mais lorsque l’on regarde les mouvements métronomiques indiqués sur le programme, il est vrai que Vivace et Presto sont de rigueur. Ce qui tend à donner raison au chef😉 En tout cas, on sort étourdi par la virtuosité affichée et assumée de cet orchestre que nous avons décidément bien de la chance de pouvoir entendre sur Grenoble (et plus cette année que l’an passé) !

La semaine suivante, grosse affiche au grand théâtre de la MC2: le ballet de l’opéra de Paris est invité à se produire en nos murs dans “Joyaux” série de 3 ballets de G. Balanchine. Le meilleur tout d’abord: les costumes somptueux de C. Lacroix qui a eux seuls valent le déplacement. Le choix des formes et des couleurs parent mes danseurs et contribuent à réhausser la beauté des chorégraphies. “Emeraude” m’a laissé sur ma fin. Quelques ratés chez la soliste (visibles, même pour moi qui ne suis pas spécialiste), et augurait bizarrement de la soirée. Heureusement, “Rubis à la suite, sur une musique d’I. Stravinsky se révélait un véritable joyau quant à lui. Originalité de la chorégraphie, implication totale des danseurs, beauté des costumes (ah, je l’ai déjà dit😉, tout est réuni pour une demi-heure d’exception. “Diamant” à la suite est moins prenant, si ce n’est les effets grandioses du corps de ballet à la fin qui emporte l’adhésion. Ok, la danse classique a tendance à m’ennuyer un peu, donc les fans doivent passer outre et s’y précipiter. Pour les autres, “Rubis” est vraiment à voir comme un accomplissement.

Vivement la suite !

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