Archive for August, 2012

FLOSS governance news

2012/08/31

While at LinuxCon in San Diego, the SPDX working group of the Linux Foundation announced its 1.1 version of its specification. Quite an achievement, and probably the start of its real adoption by Open Source projects … providing enough tool do support it, and help projects in their identification tasks. I hope lots of large FLOSS consumers (HP included) will start contributing SPDX descriptions to upstream projects, helping them adopting it as it brings value on both side.

And one way to help will probably the support of this 1.1 SPDX spec by FOSSology in the future. For now the news around the tool is that a public instance is available, hosted by the Universty of Nebraska. This is a good news for Open Source projects that will be able to assess easily their licenses with it, without having the hassle to install and maintain their own ! Hopfully, more forges (as what OW2 has done) will also provide that service to the projects they’re incubating.

Just be aware that the code you’ll upload to that instance will be available for everybody to see, so do not post non-FLOSS code there, if you want it to remain secret ! If you’re developing closed source software, then install you’re own FOSSology instance instead !

Time to finish my FOSSology presentation update for tomorrow’s talk !

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Presenting FOSSology at LinuxCon, San Diego next week

2012/08/21

I always find strange to be accepted as a speaker to LinuxCon on a subject for which I’m much less an expert than the other ones I proposed for which I’m leading the projects ! It happened last year for the EMEA event, and same stuff again this year for the US one.

But I won’t be criticizing here, as it’s my first possibility to visit the US west coast, and also my first time as a speaker to LinuxCon US so Champagne !! So I’ll be talking about FOSSology, the HP sponsored GPL Licenses analyzer tool.

So if you happen to be around, and want to discuss abour FLOSS, MondoRescue, Project-Builder.org, HP and Open Source, or something else such as early music, then feel free to come and talk. Well I’m sure you won’t come to see me, won’t you, but once you’re there to see the stars, just come and say hello 😉

Chronique Musicale: Les Noëls d’Henri Carol

2012/08/13

Pourquoi acheter un disque d’un compositeur si peu connu ? et vous inciter à la fin de cette chronique à le faire également ? Il y a derrière une histoire ancienne. J’ai connu le nom d’Henri Carol par l’intermédiaire de Guy Miaille, mon professeur de musique de collège, et surtout mon initiateur à la musique savante au travers de l’ensemble vocal et instrumental des Escholiers de Ste Geneviève, et de toutes les leçons qu’il m’a données gracieusement tant en flûte à bec au collège et lycée, que dans la préparation au Bac durant laquelle il nous fit découvrir tant de compositeurs et d’oeuvres. Guy est un passioné de musique qui transmettait sa passion à ses élèves. Et donc tout naturelement, j’ai aimé la musique Médiévale et Renaissance, car il nous la faisait découvrir de façon si intense et vivante, que l’on ne pouvait que suivre.

Son propre maître en musique avait justement été l’abbé Henri Carol, à Montpellier. Et Guy avait été fortement marqué par cette initiation, et je pense qu’il devait lui même la retransmettre à son tour envers ses propres élèves, sans oublier de le mentionner comme un pédagogue et musicien. Mais je n’avais eu qu’un faible aperçu de ces oeuvres, uniquement dans des arrangements que Guy nous avaient fait chanter. Aussi après sa parution en 2000, j’avais déjà acheté un disque de pièces d’orgue d’Henri Carol par Gabriel Marghieri chez Solstice pour découvrir le compositeur vanté par Guy et j’avais effectivement trouvé un grand plaisir à l’écoute de ses compositions, qui me rappelaient celle de Guy Miaille lui-même, et toute la tradition française inspirée par la musique modale. Et aussi il représentait une voie (voix !) issue de la tradition organistique française qui prend sa source chez de Grigny jusqu’à Jehan Alain dont Guy m’avait fait découvrir les pièces dès 1980.

Aussi en voyant ce disque de Noëls entièrement dédié à Henri Carol, je me suis précipité pour l’acheter. Et j’ai eu ainsi le bonheur de voir que tout le texte de présentation était de Guy Miaille !! Avec une introduction de J.P. Combet, le monsieur derrière le label Alpha ! Double parrainage qui ne pouvait qu’annoncer un disque réussi. Olivier Vernet a (comme souvent du reste) parfaitement compris l’univers joyeux et lyrique d’Henri Carol, que la plume de Guy décrit à sa façon si communicative. Du reste, sa plaquette m’a replongé dans les années 1980, quand il présentait les oeuvres que les Escholiers jouaient en concert, ou quand il s’enthousiasmait en nous présentant la passacaille et fugue de Bach pour orgue, ou en registrant pour nos cromornes une danse de Susato.

Si longtemps après m’avoir formé le goût en musique, exploration que je continue toujours aujourd’hui en découvrant encore des oeuvres (prochaine chronique à venir !), nous nous sommes retrouvés par l’entremise de ce CD à nouveau !

Alors pour ceux qui comme moi pensent que la musique s’est fourvoyée en chemin avec Boulez, l’écolé sériele, dodécaphonique, spectrale et autre jeu sonore sans âme la plupart du temps, qu’ils suivent le chemin de luminosité, de brillance, d’humour, de joie simple et communicative que l’abbé Carol a su mettre dans ces Noëls pour orgue, et que Guy décrit de telle façon que je m’en léchais les babines, avant de commencer l’écoute, rien qu’à la lecture du livret (il est impératif de le lire pour une fois !!). Cette voie musicale, qu’empruntèrent aussi à leur manière les Alain, Françaix, Auric, Ibert, Sauguet, Duruflé (pour ne pas citer les plus connus comme Poulenc) et qu’illustrent aujourd’hui des Escaich par exemple pour rester autour de l’orgue, est encore trop méconnue, et pourrait contribuer à réconcilier l’homme du XXIè siècle avec la musique savante.

Beaucoup de souvenirs ranimés pour moi autour d’un simple CD. Ceux des premières découvertes musicales, celles qui marquent à vie ! Et le souvenir des grands moments de rire (et des fois de colère) et surtout de musique partagée au sein des Escholiers. Et cela me donnera l’occasion d’en acheter un autre et de poursuivre la découverte !

Un CD que beaucoup devraient acheter pour retrouver la joie simple de Noël illustrée de si belle manière, en ornant et variant des Noëls anciens (comme Guy Mialle lui-même en avait arrangés pour son groupe). Plus nombreux seront les acheteurs, plus nous aurons de chance, nous autres mélomanes, de voir ces musiques trop longtemps maintenues sous le boisseau, ressurgir pour réjouir nos oreilles de leurs rythmes et sonorités recherchées, mais sans déconstruction ni de l’un, ni de l’autre. Elles ont été trop longtemps occultées. Leur heure est venue. Merci Guy d’avoir oeuvré encore une fois à la transmission de notre patrimoine. Je vous en suis une fois de plus reconnaissant !

Photos, droits et liberté

2012/08/06

Nous avons durant nos vacances découvert la région des Landes, et fidèe à mes habitudes, j’essaie de profiter du patrimoine local, autant que de la plae et du soleil. Nous avons donc fait un tour à Mimizan pour y visiter le clocher porche et y découvrir le magnifique tympan qu’il protège.

En tant que photographe amateur, j’ai été très désappointé de voir qu’il était interdit de prendre des photos ! Je trouve cette tendance à interdire la photo (notamment sans flash) ridicule et en fait bien plus préjudiciable au site que si l’autorisation raisonnable était donnée.

Et le raisonnement en faveur de l’ouverture est très proche de celui qui prévaut en faveur de l’ouverture des logiciels et oeuvres de l’esprit:

  • quand je fais des photos de ces monuments et les utilise librement, je contribue à la diffusion de leur beauté, et donc favorise l’intérêt du public pour le lieu, et indirectement les revenus pouvant en être retirés. Tout cela sans nuire ni au lieu, ni aux autres revenus d’exploitation qui peuvent en être faits. Une belle carte postale reste intéressante en parallèle.
  • je peux ajouter ces photos à un site comme Wikipedia, et favoriser ainsi la connaissance autour du lieu. Cette encyclopédie en ligne a une aura qu’aucun site individuel ne peut prétendre attenidre. Ils auraient donc tout intérêt à en bénéficier.
  • en tant qu’amateur, cela ne me déranderait pas de signer une charte indiquant que mes photos n’auront pas d’usage commercial (license CC par exemple), et donc ne concurrenceront pas celles vendues par le site. On permet l’usage non-commercial, donc on favorise le bouche à oreille, sans nuire aux revenus. Du reste, je n’ai volontairement pas acheté de photos, car je souhaite pouvoir les utiliser sans problème dnas le diaporamas de mes spectacles ou des afficches de nos concerts, et donc ne peux subir les contraintes d’usage qui y seraient associées. Je serai même prêt à concevoir un droit d’entrée majoré légèrement, pour permettre la photo amateur. Ou à payer une redevance annuelle auprès du ministère de la culture, me permettant de photographier dans tous les lieux du patrimoine national. Le ministère pourrait être du reste le promoteur de la charte/license d’utilisation des photos prises.
  • le site officiel propose bien quelques photos, mais ce n’est jamais la vue que j’aurai souhaité avoir (et c’est toujours comme cela), et la résolution ne permet pas de les utiliser en format affiche par exemple. Sans compter qu’aucune license d’utilisation n’est fournie, ce qui en rend l’usage impossible légalement 😦
  • a un moment où les appareils photos deviennent minuscules tout en restant d’assez bonne qualité, il est facile de faire malgré tout des photos, et certains sites en proposent, ce qui, du reste, donne plutôt envie de visiter le lieu pour être confronté aux oeuvres d’art en vrai que de crier au scandale !!

Il est à mon avis temps que le patrimoine français ouvre son droit à l’image au public amateur, propose une charte d’utilisation des images qui en favorise la diffusion et ainsi augmente le rayonnement de ces oeuvres, favorise l’intérêt du plus grand nombre pour le beau, suscite des rapprochements, des analyses, des diaporamas, des comparaisons, des présentations, articles de blog, des affiches qui mettent en valeur la richesse énorme du patrimoine français qui ne cesse de m’impressionner, et en assure par la même la diffusion. A l’heure de la numérisation massive, utilisons les milliers de visiteurs de notre patrimoine comme ambassadeurs de notre richesse, et non comme des voleurs d’images. Tout le monde y gagnera.