Posts Tagged ‘CD’

Introducing tellico2html

2018/10/18

First, let me give you that health news are as good as they can be (no more cancer cell found in latest scan I had). I’ll come back at work by end of this month, part time, but working again ! Now I can come back to what I was doing before ūüôā

Then as much as I love hearing and making music, I also love coding. And I had an issue to solve: I wanted to automate the generation of web pages from the database content I manage under tellico.

However, tellico is not providing what is needed to do that in a fully automatic mode, (while the interactive HTML export works fine) As shared on the tellico mailing list:

If I try from the CLI using the following command:

$ qdbus org.kde.tellico /Tellico org.kde.tellico.exportHTML Disques.html

I get the following error:

Error: org.freedesktop.DBus.Error.NoReply Did not receive a reply.

Probably the reply timeout expired due to a pretty big tc file (~ 3.8 MB)

Trying:

$ unzip -p Disques.tc | xsltproc /usr/share/tellico/tellico2html.xsl – > Disques2.html

works, but doesn’t generate the fields I want (I could trigger the xsl file for that) but more important doesn’t generate the individual html files per CD as with the graphical interface.

So no efficient to have what I need and put it in a cron.

Perl to the rescue ūüėČ and an opportunity to learn new perl modules. So I wrote the new tellico2html tool, I also announced on the tellico mailing-list, to solve that problem, and I now have an automatic generation of thousands of web pages for all the objects I manage with tellico, every night, allowing me to have a daily update of my internal web site with it.

You can test that yourself by following the recipe given in the README.md

Hope it will serve to others as well, so licensed under the AGPL v3.

And if you don’t understand anything to what I said, because you have no clue on what tellico can do, it’s really an ideal too lfor colelction management, and on my side, I use it *daily* and it has become a mandatory tool for me to manage CDs, Books, Comics, DVDs, even wine bottles !

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Rameau rime avec Minko !

2014/10/04

J’ai d√©couvert Jean-Philippe Rameau, dont on f√™te cette ann√©e le 250√® anniversaire de la mort, par ses splendides oeuvres pour clavecin, au milieu des ann√©es 70 et notamment sous les doigts de Scott Ross chez STIL un peu apr√®s. Aussi, lorsque j’ai commenc√© √† m’int√©resser √† l’op√©ra, bien plus tard, c’est avec Marc Minkowski et son fabuleux Plat√©e que j’ai fait mes gammes en 1988.

La possibilit√© de le voir √† l’op√©ra Garnier avec ma femme lors de la deuxi√®me reprise en 1999 nous a laiss√© un souvenir marquant d’un spectacle total, alliant la perfection de l’expression du texte, √† une mise en valeur de l’orchestration du ma√ģtre dijonnais par les musiciens dirig√©s par Marc Minkowski, des chanteurs hors norme comme la Folie de Mireille Delunch ou la mise en sc√®ne inventive et novatrice, mais parfaitement en phase avec la volont√© originelle de l’auteur de Laurent Pelly.

C’est du reste un spectacle dont j’ai achet√© le DVD d√®s sa sortie en 2002 et qui a tout de suite passionn√© mes enfants, sensibilis√©s √† la musique savante mais pas particuli√®rement fans d’op√©ra pour autant. Pourtant cette vision les a tout de suite attir√© et conquis. Quelle meilleure preuve de la qualit√© de ce spectacle ? Eh bien peut-√™tre le fait qu’ils √©taient tous volontaires pour aller le voir sur sc√®ne au Palais Garnier lors de la reprise de 2009 et qu’ils en sont sortis emball√©s de l’avoir vu “en vrai”.

De mon c√īt√©, je l’avais revu en arrivant sur Grenoble en version concert (plaisant, mais bien loin du plaisir procur√© par la mise en sc√®ne !). Sinon j’ai bien s√Ľr ch√©ri les autres Rameau que Marc Minkowski a enregistr√©s (Hippolyte Et Aricie, Dardanus), sans daidaigner les Indes Galantes, Zoroastre ou Castor et Pollux de William Christie ou les Bor√©ades de John Eliot Gardiner.

Justement ces Bor√©ades un peu maudites, non repr√©sent√©es du vivant du compositeur, recr√©es en 1982 par John Eliot Gardiner justement (avec un livret n’ayant pas √©t√© fourni avec les CDs, pour des probl√®mes d’accord sur les droits poss√©d√©s par la maison … STIL) √©taient reprises ce soir par Marc Minkowski √† la MC2 de Grenoble mais en version de concert.

M√™me si le ma√ģtre des Musiciens du Louvre Grenoble nous dit y trouver son compte dans une interview, et m√™me si le mettre en sc√®ne est sans doute d√©licat, il reste que la sc√®ne manque et que l’on sent bien que certains chanteurs ce soir se seraient volontiers adonn√© √† plus de jeu de sc√®ne. Mais l’auditorium, magnifique acoustique, est un peu petit pour le permettre facilement. Ce sera le seul b√©mol de cette soir√©e somptueuse.

Car vraiment, ce soir, Rameau rimait avec Minko !! Entour√©s de jeunes chanteurs, la maestro a fait feu de tout bois certes comme souvent, mais avec ce plus qui le rend irrempla√ßable dans Rameau. Sa mani√®re de mettre en valeur les bassons (4 ce soir, tout comme les traverso), son instrument de pr√©dilection et capital dans la musique de l’auteur des Bor√©ades, est unique. Mention sp√©ciale aussi auxdits traverso qui ont √©voqu√© les vents de Bor√©e avec tant√īt fureur, virtuosit√© et tendresse. Feu de tout bois disais-je ūüėČ

Mais l√† o√Ļ j’ai √©t√© le plus conquis, c’est par la troupe de chanteurs rassembl√©e. Peu de noms connus, mis √† part Julie Fuchs. Mais ils ne le resteront pas longtemps, cela c’est s√Ľr ! Quelles voix jeunes, timbr√©es, quel engagement et surtout quelle diction ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris un tel plaisir √† √©couter du fran√ßais √™tre d√©clam√© et chant√© comme ce soir. Mon coup de coeur est certainement pour Manuel N√ļ√Īez-Camelino (Calisis) qu’il faudra vite voir sur sc√®ne, car on sentait chez lui cette envie de jouer, en plus de son timbre qui passe en toute circonstance avec puissance quand il le faut et un fruit√© de haute contre √† la fran√ßaise rare. A suivre assur√©ment. Son “fr√®re” en sc√®ne Jean-Gabriel Saint-Martin (Boril√©e) n’est pas en reste et lui donne la meilleure des r√©pliques possible, jouant lui aussi de son timbre riche. Un couple passant de la s√©duction √† la noire vengeance avec aisance, d’une intelligibilit√© exemplaire et d’un engagement total. Vraiment Bravo.

Mais le reste de la distribution est √† l’avenant avec toujours cette attention au texte qui le rend facile √† suivre, m√™me en ne jetant qu’un oeil au surtitrage, surtout pour suivre les formules XVIII√®, bien diff√©rentes des n√ītres au XXI√® si√®cle. Julie Fuchs donc est une Alphise de toute beaut√© √©galement, v√©h√©mente dans l’√©vocation de l’orage et caressante quand elle chante l’amour d’Abaris, articulation superlative toujours, ce qui est rare chez une soprano. Samuel Boden est Abaris et son timbre en a la noblesse. Concentr√© sur son chant (et quel chant), il rentre moins dans le jeu et ne regarde pas assez √† mon go√Ľt Alphise, m√™me √† ses c√īt√©s. Mais c’est une version de concert, et de toute fa√ßon, encore une fois, difficile de produire du jeu dans ce contexte. S’il semble moins puissant potentiellement que Manuel dans la m√™me tessiture de haute contre √† la fran√ßaise, il est aussi plus rond, semble plus marqu√© par le sort qui s’acharne sur lui et √©meut parfaitement dans ses plaintes si prenantes.

Et les seconds r√īles sont √† l’avenant. Ils viennent semble-t-il en majorit√© de l’acad√©mie europ√©enne d’Aix en Provence et on ne peut que la f√©liciter de nous confier des artistes d’un tel niveau et aussi d’un tel potentiel.

Nous sommes sortis ravis de la soir√©e, et moi esp√©rant que les annonces de reprise de Plat√©e ou que la promesse des Indes Galantes par Marc Minkowski arrivera bient√īt car j’ai h√Ęte de le retrouver si bien entour√© dans ces chefs d’oeuvres absolus de l’histoire de la musique, qui n’ont rien √† envier aux grands op√©ras classiques ou romantiques, fort leur notori√©t√©.

Merci pour ce moment ūüėČ

In memoriam Frans Br√ľggen

2014/09/21

Dans l’article que j’avais √©crit pour la disparition de Gustav Leonhardt, je disais justement:

“Ce ma√ģtre artiste a d√©di√© sa vie √† la musique, jusqu’√† en faire le sacrifice en se produisant jusqu’√† la fin. Il m’a fait aimer le clavecin plus que mon propre instrument (la fl√Ľte √† bec qu’un Frans Br√ľggen a si bien illustr√© avec son accompagnement). Il a contribu√© √† graver une int√©grale des cantates de Bach qui a fait date et reste, par sa diffusion sur France Musique par Jacques Merlet, une de mes nombreuses initiations √† la musique, de celles qui vous marquent pour la vie.” [Jacques Merlet qu est aussi d√©c√©d√© tout r√©cemment et qui fut un passeur fantastique aussi √† sa mani√®re]

Alors parlons de Frans Br√ľggen, disparu r√©cemment lui aussi, √† l’heure o√Ļ notre √©ducation nationale ne souhaite plus utiliser la fl√Ľte √† bec comme instrument d’initiation √† la musique, pour pr√©f√©rer la voix. Dommage car si peu semblent le regretter, moi c’est par elle que je suis venu √† la musique, gr√Ęce √† un professeur de coll√®ge fabuleux, Guy Miaille, √©ll√®ve d’Henri Carol, et bien s√Ľr au pape de l’instrument, Frans Br√ľggen.

Ce petit tuyau perc√©, d√©j√† utilis√© par les bergers dans l’antiquit√©, et sans doute le premier instrument de musique fabriqu√© dans des temps encore plus recul√©s, est un vrai instrument qui peut charmer comme peu d’autres peuvent le faire quand il est jou√© comme le ma√ģtre hollandais le faisait.

Si l’on √©coute partition √† la main la Folia de Corelli, on se rend compte de l’ing√©niosit√© de l’ornementation que le ma√ģtre savait d√©ployer, et renouveler car les autres enregistrements de la m√™me pi√®ce en comportent d’autres, m√™me si celles-ci restent mes pr√©f√©r√©es tant elle semblent faire partie de la pi√®ce originale.

Son travail de coup de langue (double et triple) lui permettait d’avoir une tr√®s grande v√©locit√©, que ses doigts agiles pouvaient suivre (√† mon grand dam quand j’essayais de jouer par dessus lui !). Il a vraiment r√©introduit l’usage de l’instrument, d√©frich√© le r√©pertoire, fran√ßais √©galement avec Hotteterre, et √©videmment allemand avec Telemann – quelles sonates du Getreuer Musik Meister ou encore le double concerto pour fl√Ľte ) bec et traverso avec Frans Vester et bien s√Ľr Bach, tant dans la partita BWV 1013, pi√®ce que j’ai pass√© des heures √† travailler pour tenter de faire aussi bien que lui – on peut r√™ver non ! – ou les brandbourgeois par exemple. Quant √† son Opus 10 de Vivaldi avec les pr√©mices de l’orchestre du XVIII√® si√®cle, il reste pour moi un disque in√©galable de fruit√©, d’√©nergie et timbres.

Autant que mon professeur Guy Miaille, Frans Br√ľggen a √©t√© un ma√ģtre qui m’a enseign√© l’amour de cet instrument, m’a donn√© la volont√© de travailler pour tenter d’obtenir cette puret√© de son qui me fait toujours r√™ver et cette agilit√© qui permet de franchir les obstacles techniques pour se concentrer sur la musicalit√©, le sens et la beaut√© de la phrase. Un ma√ģtre qui ne se lassait jamais de me remontrer la bonne mani√®re de faire, il me suffisait de me lever et d’aller replacer le diamant de la platine au d√©but de la face du disque 33 tours pour en profiter de nouveau !!

Entre lui et David Munrow pour les instruments p√©riph√©riques (cromorne, hautbois du poictou, cornamuse) j’ai eu les meilleurs ma√ģtres en compl√©ment et cela m’a permis de d√©couvrir un immense r√©pertoire d’une grande beaut√© qui continue de m’accompagner. Pourvu que Teldec ressorte certains des disques du virtuose n√©erlandais qui n’ont pas √©t√© r√©√©dit√©s ainsi que ceux qui l’√©taient d√©j√†, et propose une grande int√©grale et montre ainsi √† tous les enfants martyris√©s par des cours de fl√Ľte mal assum√©s, combien cet instrument est musique, combien il peut susciter d’√©motion et amener √† la d√©couverte de compositeurs (Marcello, Barsanti, Sammartini) et d’oeuvres (Sonates de Haendel, Fantaisies de Telemann, La pavanne Lachrimae de Van Eyck, La cantate BWV 106 de Bach “Actus Tragicus”) au combien prenantes.

M√™me si il avait choisi de poursuivre son attachement √† la musique par la direction d’orchestre par la suite (quelles suites de Rameau il laisse au disque) Frans Br√ľggen reste pour moi le mod√®le absolu de cet instrument mal aim√© pour de mauvaises raisons qu’est la fl√Ľte √† bec, dont il joue maintenant dans les sph√®res c√©lestes. Un grand merci me vient aux l√®vres en pensant √† ce fabuleux leg discographique qu’il nous a donn√©. Aujourd’hui les fl√Ľtistes que vous entendez jouer ont souvent √©t√© de ses √©l√®ves, ou les √©l√®ves de ses √©l√®ves. Apr√®s deux si√®cles d’interruption, la lign√©e des fl√Ľtistes √† bec est de nouveau bien vivante, gr√Ęce √† lui.

Chronique Musicale: Emil Nikolaus von Reznicek

2012/09/03

Voil√† un compositeur dont je n’avais jamais entendu parler avant cette ann√©e. Une r√©compense dans Classica, avec un extrait propos√© sur le CD joint avait fait dresser mon oreille mahl√©rienne ! Cela avait la couleur d’une symphonie de Mahler, son humour grin√ßant, sa richesse orchestrale, son sens du rythme (comme dans le second mouvement de sa premi√®re symphonie ou ses marches), l’usage des fanfares √©galement. Bref, c’est comme si je d√©couvrais une nouvelle symphonie entre la premi√®re et la cinqui√®me.

J’ai donc achet√© 2 CD des symphonies de ce compositeur, publi√©es chez CPO par le chef Frank Beerman pour mieux d√©couvrir son univers et valider ou infirmer ce postulat. Et √† l’√©coute, les premi√®res impressions se sont renforc√©es et confirm√©es. Si vous p√©n√©trez avec d√©lices dans le monde symphonique de Bruckner et Mahler, Emil Nikolaus von Reznicek vous plaira fort probablement dans les siennes.

Et une nouvelle fois, pourquoi de telles oeuvres ne sont jamais jou√©es en concert, ni plus souvent enregistr√©es, alors que l’on croule sous les redites d’int√©grales Beethoveniennes ? J’esp√®re que Frank Beerman poursuivra chez CPO l’enregistrement des autres pi√®ces symphoniques de Reznicek (notamment les symphonies 3 et 4), car je suis s√Ľr que cela sera plus utile et profitable aux m√©lomanes que bien d’autres projets.

Qu’il est agr√©able de pouvoir encore faire des d√©couvertes en musique !! Cela m’a rappel√© le choc de ma d√©couverte de Gustav Mahler en 1982, en √©coutant sa premi√®re symphonie par Vaclav Neumann et la philharmonie tch√®que. C’√©tait si beau, que j’en avais pleur√© √† la fin ! Je me la suis pass√©e des dizaines de fois, tant je souhaitais en conna√ģtre mieux tous les passages, comprendre ce qui me bouleversait tant dans cette musique. Eh bien la d√©couverte des symphonies de Emil Nikolaus von Reznicek me replonge avec d√©lice dans le m√™me √©tat. Je les ai d√©j√† √©cout√©es chacune 2 fois, car il me semble que ce sont de v√©ritables chefs d’oeuvres m√©connus, que chacun doit explorer et murir, tant leur contenu est riche et dense, parsem√© de traits d’humour ou de tristesse, de cuivres claironnants ou de violon solo si sensible.

Les notices le positionnent face √† Richard Strauss, contemporain. Mais pour moi (et je suis s√Ľr d’en faire crier plus d’un), cette musique symphonique cr√©√©e par Emil Nikolaus von Reznicek est plus riche et passionnante que celle de Richard Strauss, dont je n’ai jamais √©t√© un grand fan, et m√™me si je connais mal ses op√©ras, sa symphonie alpestre ne m’a jamais retourn√© comme celles entendues ici. Je ne dis pas que toutes les notes sont g√©niales et les mouvements in√©dits, mais ces euvres valent pour l’arche cr√©√©e, l’ensemble plus que le d√©tail, l’impression de puissance d√©gag√©e et surtout l’√©motion communiqu√©e √† l’auditeur. La Tanz Symphonie est √† cet √©gard extr√®mement repr√©sentative de ce succ√®s.

Chronique Musicale: Les No√ęls d’Henri Carol

2012/08/13

Pourquoi acheter un disque d’un compositeur si peu connu ? et vous inciter √† la fin de cette chronique √† le faire √©galement ? Il y a derri√®re une histoire ancienne. J’ai connu le nom d’Henri Carol par l’interm√©diaire de Guy Miaille, mon professeur de musique de coll√®ge, et surtout mon initiateur √† la musique savante au travers de l’ensemble vocal et instrumental des Escholiers de Ste Genevi√®ve, et de toutes les le√ßons qu’il m’a donn√©es gracieusement tant en fl√Ľte √† bec au coll√®ge et lyc√©e, que dans la pr√©paration au Bac durant laquelle il nous fit d√©couvrir tant de compositeurs et d’oeuvres. Guy est un passion√© de musique qui transmettait sa passion √† ses √©l√®ves. Et donc tout naturelement, j’ai aim√© la musique M√©di√©vale et Renaissance, car il nous la faisait d√©couvrir de fa√ßon si intense et vivante, que l’on ne pouvait que suivre.

Son propre ma√ģtre en musique avait justement √©t√© l’abb√© Henri Carol, √† Montpellier. Et Guy avait √©t√© fortement marqu√© par cette initiation, et je pense qu’il devait lui m√™me la retransmettre √† son tour envers ses propres √©l√®ves, sans oublier de le mentionner comme un p√©dagogue et musicien. Mais je n’avais eu qu’un faible aper√ßu de ces oeuvres, uniquement dans des arrangements que Guy nous avaient fait chanter. Aussi apr√®s sa parution en 2000, j’avais d√©j√† achet√© un disque de pi√®ces d’orgue d’Henri Carol par Gabriel Marghieri chez Solstice pour d√©couvrir le compositeur vant√© par Guy et j’avais effectivement trouv√© un grand plaisir √† l’√©coute de ses compositions, qui me rappelaient celle de Guy Miaille lui-m√™me, et toute la tradition fran√ßaise inspir√©e par la musique modale. Et aussi il repr√©sentait une voie (voix !) issue de la tradition organistique fran√ßaise qui prend sa source chez de Grigny jusqu’√† Jehan Alain dont Guy m’avait fait d√©couvrir les pi√®ces d√®s 1980.

Aussi en voyant ce disque de No√ęls enti√®rement d√©di√© √† Henri Carol, je me suis pr√©cipit√© pour l’acheter. Et j’ai eu ainsi le bonheur de voir que tout le texte de pr√©sentation √©tait de Guy Miaille !! Avec une introduction de J.P. Combet, le monsieur derri√®re le label Alpha ! Double parrainage qui ne pouvait qu’annoncer un disque r√©ussi. Olivier Vernet a (comme souvent du reste) parfaitement compris l’univers joyeux et lyrique d’Henri Carol, que la plume de Guy d√©crit √† sa fa√ßon si communicative. Du reste, sa plaquette m’a replong√© dans les ann√©es 1980, quand il pr√©sentait les oeuvres que les Escholiers jouaient en concert, ou quand il s’enthousiasmait en nous pr√©sentant la passacaille et fugue de Bach pour orgue, ou en registrant pour nos cromornes une danse de Susato.

Si longtemps apr√®s m’avoir form√© le go√Ľt en musique, exploration que je continue toujours aujourd’hui en d√©couvrant encore des oeuvres (prochaine chronique √† venir !), nous nous sommes retrouv√©s par l’entremise de ce CD √† nouveau !

Alors pour ceux qui comme moi pensent que la musique s’est fourvoy√©e en chemin avec Boulez, l’√©col√© s√©riele, dod√©caphonique, spectrale et autre jeu sonore sans √Ęme la plupart du temps, qu’ils suivent le chemin de luminosit√©, de brillance, d’humour, de joie simple et communicative que l’abb√© Carol a su mettre dans ces No√ęls pour orgue, et que Guy d√©crit de telle fa√ßon que je m’en l√©chais les babines, avant de commencer l’√©coute, rien qu’√† la lecture du livret (il est imp√©ratif de le lire pour une fois !!). Cette voie musicale, qu’emprunt√®rent aussi √† leur mani√®re les Alain, Fran√ßaix, Auric, Ibert, Sauguet, Durufl√© (pour ne pas citer les plus connus comme Poulenc) et qu’illustrent aujourd’hui des Escaich par exemple pour rester autour de l’orgue, est encore trop m√©connue, et pourrait contribuer √† r√©concilier l’homme du XXI√® si√®cle avec la musique savante.

Beaucoup de souvenirs ranim√©s pour moi autour d’un simple CD. Ceux des premi√®res d√©couvertes musicales, celles qui marquent √† vie ! Et le souvenir des grands moments de rire (et des fois de col√®re) et surtout de musique partag√©e au sein des Escholiers. Et cela me donnera l’occasion d’en acheter un autre et de poursuivre la d√©couverte !

Un CD que beaucoup devraient acheter pour retrouver la joie simple de No√ęl illustr√©e de si belle mani√®re, en ornant et variant des No√ęls anciens (comme Guy Mialle lui-m√™me en avait arrang√©s pour son groupe). Plus nombreux seront les acheteurs, plus nous aurons de chance, nous autres m√©lomanes, de voir ces musiques trop longtemps maintenues sous le boisseau, ressurgir pour r√©jouir nos oreilles de leurs rythmes et sonorit√©s recherch√©es, mais sans d√©construction ni de l’un, ni de l’autre. Elles ont √©t√© trop longtemps occult√©es. Leur heure est venue. Merci Guy d’avoir oeuvr√© encore une fois √† la transmission de notre patrimoine. Je vous en suis une fois de plus reconnaissant !

CDDBeditor

2011/01/30

I’ve been upset these last monthes by the fact that my usual applications which were allowing me to publish on FreeDB CDs content were not working anymore. I was using kscd from the KDE project, but the latest version with KDE 4.x is just not interesting anymore, with that feature having disappeared.

Same for audex which doesn’t provide it. Grip is Gnome based and doesn’t allow for category edition.

Too bad as it’s an area where a graphical tool is very interesting in general.

So, I decided to write a small tool to help me doing that. So here is CDDBeditor. Not a nice and fancy tool. But it provides to me what I need: CDDB data edition and re-send by mail.

It’s perl based (always a good way to lear), based on the CDDB_get CPAN module for the CDDB features, and also uses Newt, as a way to learn how to use this environment. It could be very seful for future versions of project-builder.org or even MondoRescue.

I use it since August 2009, and to my great surprise, I remarked that I was among the best contributors to Freedb.org with it !! More over, as I’m alone to use it (well I think so at least ;-)) I now know I created 274 entries in FreeDB last year with it. Still far from all the CD for which I got an entry already entered previously by others in FreeDB,but my small stone to the whole wall.

tellico: Open Source the way we love it

2009/07/02

I’m collecting a lot. CDs (I have thousands of them, especially in early music), DVDs, books, Comics. And when you have a large collection, and a declining brain, you need a tool to help you managing those data efficiently.

I looked at different ones, and chose tellico. Beacuse it’s a KDE apps, so fit well in my desktop env. But because it’s just a very clever apps ! You know that the person writing it is using it, and has the reall needs someone collecting has. Completion in almost every field, possibility to add, remove change fields at will, nice out of the box choices, templates, Amazon and lots of other sites download feature, CDDB import… You name it ! And good performances, even without a RDBMS. Very impressing.

But that’s not sufficient. The most important for me, is the reaction of the community (here the dev team is mainly one person, Robby Stephenson) when you ask for an evolution, propose a patch, …
Back in August 2007, I proposed a patch to add Amazon comics import which was accepted in a couple of days, and was part of the next release 1.2.14 ! Robby is following the project very well, is friendly on the mailing list, and thus has created a good tellico community.

More recently I migrated my desktop to KDE 4.2. Not that I’m found of it, but that’s the way to go forward, even if not everything is working the way I’d liked in KDE 3.5. So I also tried the tellico provided with my Mandriva 2009.1 distribution, and realized the version was still under dev, even if mostly working. But in that case the “mostly” wasn’t sufficient for me. 2 annoyances and one major bug was preventing me to use tellico at all with CDs ūüė¶ So I wrote again on the mailing list to report those issues, and Robby did as usal, a very quick and efficient analysis of the problems, and now the latest SVN version has fixes for 1 annoyance and the major bug. So in return I pushed back that SVN version into cooker so that further Mandriva users may benefit from it !

It’s not so difficult to make a community happy: listen, discuss, take, patch, fix, publish. I know by my other projects it takes time, and that you’re not always able to do it the way you even would like. But the result is worth the work ! Robby can enjoy trusted users, ready to do more around the project and help him as much as he is helping us. So I wish he’ll continue for a long time this good job around tellico.

Now back to filling the DB with the numerous remaining CDs. For one month I had a good reason to not do it, but now I can’t ūüėČ