Jean Belliard, mon père musical

2020/09/12
Jean Belliard à Chamarande en 2010 lors de la XXIè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance en Pays d’Étampes

En ce mois de Juillet 2020, en l’absence d’académie de musique pour la première fois en 30 ans en raison du Covid-19, nous nous étions réunis avec quelques amis ayant chanté avec Jean Belliard dans ces académies pour monter un programme sur 3 jours et le donner en concert. Au programme, Tomas Luis de Victoria et Josquin Desprez que nous avons appris avec lui et dont les compositions nous ont marqué à jamais. Et comme nom: Amicus Meus, le titre d’un repons de Victoria et aussi, la référence à notre maître. Jean avait eu la gentillesse de se déplacer, malgré ses difficultés, pour venir nous voir. Et au milieu de nous, c’est encore lui dont la stature et l’élégance attire l’attention comme toujours, malgré la piètre qualité de cette photo.

L’ensemble Amicus Meus entoure Jean Belliard en juillet 2020 à Vert le Grand (Bruno Cornec, Ségolène Cornec, Béatrice Cornec, Jean Belliard, Lydwine de Hoog-Belliard, Franck Larère, Alejandro Hincapié, Laurence Samson-Hincapié)

C’était juste avant son 85è anniversaire pour lequel chacun de ses amis avait envoyé une photo montrant un 8 et un 5, pour le fêter avec lui malgré la distance.

Béatrice Cornec montre le 8 de la huitième académie et Bruno Cornec montre le 5 de la cinquième académie pour fêter le 85è anniversaire de Jean Belliard

Hélas, j’ai appris hier que Jean Belliard est entré en soins palliatifs. Au delà du choc que cela représente pour moi, et de la tristesse d’imaginer ne plus pouvoir le voir prochainement, j’ai préféré repenser à toute l’importance qu’a eu cet immense chef de chœur et chanteur français sur moi, mais aussi sur la musique, de part le monde.

Jean Belliard à Auxerre en 2010 lors de la XXIè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance en Pays d’Étampes

J’ai vu Jean pour la première fois lors d’un concert en 1987. L’ensemble des “Escholiers de Sainte Geneviève des Bois”, dont j’étais un des plus anciens membres, faisait la première partie. Jean dirigeait l’ensemble “Guillaume de Machaut” et interprétait des chansons de Dufay, des lais de Machaut, accompagnait ses instrumentistes de son tambour et dirigeait cet ensemble assis sur sa chaise. Moi à qui on avait toutes ses années appris à chanter debout, ce fut un choc d’entendre une telle voix de quelqu’un d’assis !

Jean Belliard en concert avec son luth à Saint Gault en 2014,
photo (c) Gauthier

Car sa voix, c’était la première chose remarquable chez Jean. On la remarquait pour sa limpidité, ce son cristallin inouï chez un haute contre à la française. Et il était remarquable que cette voix puisse venir de quelqu’un ayant souffert d’un bec de lièvre dans son enfance, et qui aurait pu ne jamais chanter. Il nous avait raconté qu’après son opération pour y remédier, il avait hérité d’un voile de palais très fin, qui donnait cette sonorité si particulière à son chant. Mais je crois aussi qu’il avait ce timbre en lui, et qu’à force de travail il l’avait façonné, profitant de cette déformation pour aboutir à ce résultat incroyable.

Jean Belliard à Boissy le sec en 2012, lors de la XXIIIè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance en Pays d’Étampes

Si j’ai longtemps chanté auprès de lui, dans ses ensembles vocaux ou ses chœurs, c’est parce que j’étais amoureux de cette voix, jaloux aussi ! Qui n’aurait pas voulu en avoir une aussi belle, aussi touchante, capable grâce à un souffle énorme d’embellir les mélismes grégoriens les plus longs et complexes avec une apparente simplicité qui dit tout de son art. Quant au volume, il a fallu que nous soyons deux dans le superius de la messe de Machaut en 1990 pour qu’on entende notre voix en concert face à la sienne, qu’il assumait seul. Mais cette force n’était jamais un exploit physique pour Jean ; c’était une marque de l’engagement qu’il mettait dans la musique pour illustrer le texte. Et encore une fois d’un long travail solitaire.

L’engagement de Jean Belliard comme chef et chanteur en 2013 à Étampes avec l’ensemble vocal Abélard

Car du travail, Jean n’en était pas avare, lui qui était autodidacte. Il nous a toujours dit que ses maîtres étaient Palestrina, Victoria, Josquin Desprez, Bach ou Poulenc. Le travail avait aussi été un échappatoire, car il n’était pas bien dans sa famille, avec un père militaire qui ne l’avait jamais accepté. Il avait parlé tard, et s’était là aussi développé seul, par la lecture notamment.

Jean Belliard en 2010 préparant son texte d’introduction à la XXIè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance à l’église St Basile d’Étampes

Pas étonnant qu’il insiste tant auprès de nous sur les textes que nous chantions: Jean disait avoir été sauvé par la littérature. Et aussi par la musique. Remarqué tôt par César Geoffray qui dirigeait les 2è Choralies A Cœur Joie, il a appris par lui-même la musique, et s’est plongé rapidement dans les répertoires anciens (médiéval, renaissance, baroque) pour en faire une spécialité par l’intimité de sa pratique musicale mais sans exclusive, et devenir le grand professionnel qu’il a été.

Les annotations et couleurs sur le conducteur de Jean Belliard en 2014 à St Cyr sous Dourdan lors de la XXVè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance en Pays d’Étampes

Jamais je n’ai vu Jean arriver à une répétition impréparé. Ses partitions regorgent d’indications, chaque entrée est indiquée, les couleurs en faisaient un vrai feu d’artifice, anticipant ce que la musique allait donner. Timpani, qui a publié son Socrate de Satie, fut très étonné du peu de prises nécessaire à l’enregistrement. Et pour cause, tout était anticipé, travaillé, le texte lu et relu pour le dire plus que chanter.

Jean Beliiard en 2014 à Fontenay le Vicomte illustrant les textes chantés de gestes expressifs

Musicalement, Jean n’est pas un héritier, ni un enseignant. Il est un maître. Il a fait partie de la mouvance des années 60 en France du renouveau de la musique ancienne. Historiquement informée ? oui, en partie, car Jean avait beaucoup lu, mais aussi et d’abord basé sur son ressenti, sa propre compréhension des textes et de la musique. La musicologie pour la musicologie n’est pas sa tasse de thé. Il préfère l’émotion et la générer auprès du public.

Et il a cotoyé des musiciens exceptionnels auprès desquels il a appris et échangé pour se développer. Quant à transmettre, il a fait ce qu’il a pu ! Mais nous étions si loin du niveau qu’il aurait fallu avoir pour le satisfaire ! Car Jean, c’est aussi l’exigence. Refaire, jusqu’à trouver la bonne manière. Faire des pleins et des déliés sur chaque note si possible pour rendre plus expressif le texte sous-jacent.  Se consumer en donnant tout ce que l’on peut dans un Jerusalem d’une leçon de Victoria. Rien que parce qu’il le suscite par son regard et sa propre voix.  Je me souviens encore du jour où nous l’avons vu fumer du crane ! Sa concentration était telle dans le froid que la sueur sur son crane s’évaporait. Cela montre son engagement total dans son art.

Jean Belliard à Champeaux en 2012, lors de la XXIIIè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance en Pays d’Étampes

Il comparait notre interprétation à un escalier de 15 marches, en nous situant sur la 3è, les meilleurs jours. Je ne suis pas sûr que lui-même se situait bien au-dessus de la 9è dans sa tête (alors qu’il était sur la 14è !). Mais quel plaisir de voir à l’occasion un mouvement de tête approuvant une note, un relief donné, suivant une de ses nuances (qui du reste pouvait changer d’une année à l’autre), rien que pour cela, j’ai fait le voyage d’Etampes pendant des années lorsque j’étais en région parisienne.

Concert de l’ensemble Déchant en 1994 à l’église St Gilles d’Étampes (Béatrice Cornec, Laurence Samson, Lydwine de Hoog-Belliard, Bruno Cornec, Jean Belliard, Philippe Corest, Philippe Legourd)

Et j’y ai convié ma femme, puis mes filles, bien plus tard cette fois-ci en faisant 600 km, tant je pense que nous avions une chance absolument unique de découvrir la musique à ses côtés, comme nulle part ailleurs on nous l’aurait fait découverte.

Concert de l’ensemble vocal Abélard en 2013 à Étampes
(Ségolène Cornec, Lydwine de Hoog-Belliard, Jean Belliard, Philippe Legourd)

C’est sans doute cet amour partagé de la musique qui a conduit Jean a travailler avec des amateurs. Là aussi, quelle chance ! Très peu de professionnels de ce niveau “s’abaissent” à travailler avec des amateurs. Laissez-moi vous dire combien ils ont tort ! Certes, il faut travailler avec des gens de son niveau, mais pour les professionnels, les temps de répétitions (qui coûtent) sont courts, et Jean était parfois frustré du résultat car les autres chanteurs n’avaient pas eu le temps de comprendre ce qu’il voulait. Avec nous, le niveau n’était certes pas là, mais la fidélité y était et le temps long également.

Unie longue et inaltérable fidélité de ses choristes à Jean Belliard (ici à Champeaux en 2012, lors de la XXIIIè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance)

Nous ne faisions pas de la musique ensemble pour gagner notre croûte, mais juste parce que nous aimions faire cette musique ensemble, avec lui. Dans amateur, il y a amour. Et pendant 30 ans nous avons partagé cet amour de la musique renaissance en particulier, et forgé une amitié qui va bien au delà de ce qui peut s’établir lors de relations de travail, un amour filial avec notre maître.

Au conservatoire d’Étampes, le jour de la cérémonie de mariage entre Jean Belliard et Lydwine de Hoog en 1993

A tel point que j’ai eu l’immense honneur d’être le témoin de Jean lors de son mariage avec Lydwine en 1993. On sait bien que derrière tout grand homme, il y a une femme encore plus grande (même s’il elle reste discrète) et Lydwine ne fait pas exception à la règle, de plus avec la plus belle voix d’alto femme que je connaisse (avec Lucile Richardot). J’ai pu voir leurs 3 enfants grandir, Laudine, l’ainée reprendre son académie de musique sacrée de la renaissance, qu’il avait créée pour nous, amateurs. Aliénor qui chante maintenant alto, fidèle cheville ouvrière de ces académies entre autres, toutes 2 d’une sûreté d’intonation et d’une justesse héritées doublement de leurs deux parents, et Virgile, dont les relations avec Jean ont parfois été tumultueuses avant de s’apaiser et qui n’a pas suivi la voix de la musique (ceci expliquant sans doute cela).

Cette amitié que Jean m’a témoigné, au-delà du simple retour d’une relation d’un chanteur admiratif envers un maître, j’en ai eu une preuve émouvante le 16 février 2014 lors d’un concert où je dirigeais le Requiem de Campra. Jean m’avait déjà fait le grand honneur de me laisser chanter auprès de lui en ténor la voix de haute contre des années auparavant, à l’occasion de ma découverte de cette musique si prenante. Au vu de l’écriture pour les voix d’hommes que recèle cette composition, j’avais tout de suite compris pourquoi il s’y était attaché. C’était comme écrit pour lui : la délicatesse de l’ornementation du texte, la tessiture aigüe du ténor, les trios somptueux de voix d’hommes. Un grand chef d’œuvre du baroque français que Jean défend si bien.

Jean Belliard en 2014 à l’église St Martin d’Étampes lors de la XXVè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance)

Alors à mon tour, j’avais eu envie de le faire découvrir à l’ensemble vocal que j’anime et nous nous produisions avec un petit ensemble instrumental de professionnel au cours de 3 concerts. Et voilà que lors du concert de Voiron, en pleine mise en place, ma femme me dit “Tu as vu qui es là ?”. Jean avait décidé à 79 ans, de prendre sa voiture le matin et de faire d’une traite les 600 km qui séparent Étampes de Voiron en Isère pour venir écouter ce concert et cette musique qu’il adorait. Pour dire la vérité, il y a longtemps que je n’ai plus le trac avant des concerts, en ayant fait beaucoup dans des circonstances très variées. Ce jour-là, pourtant, fut l’un de ceux où je fus le plus nerveux de ma vie d’interprète, me sachant à peine sur la 4è marche (j’espère toujours que l’on progresse avec le temps !). J’y ai donné tout ce que je pouvais faire pour animer l’ensemble vocal, et chanter de mon mieux.

Concert de l’ensemble vocal Variations en 2012 à St Ismier (à l’image Claude Esmenjaud, Philippe Thomas, Gérard Poussin, Bruno Cornec, Ségolène Cornec, Béatrice Cornec)

Ce jour là, je n’ai chanté que pour une personne dans cette église. Et je sais qu’il attendait bien plus du résultat. Je l’ai senti déjà dans ses commentaires d’après répétition, où avec son oreille alors infaillible, il avait tout de suite repéré les failles et m’avait donné quelques conseils. Car on ne faisait pas de la musique avec Jean pour recevoir des compliments. On en faisait pour ressentir des émotions et en partager. J’espère de tout mon cœur qu’il sait combien il en a donné si généreusement à tant de monde, moi sans doute en ayant égoïstement profité plus que beaucoup d’autres.

Jean Belliard prodiguant ses conseils en père musical qu’il est pour moi lors de l’animation de danse renaissance en 2016 à Guigneville

Car sa générosité, cachée comme chez tous les gens pudiques, se manifestait par le coup de pouce qu’il donnait si souvent aux jeunes professionnels. Je me souviens de Karine Deshaye, alors inconnue, chantant avec nous comme soprano solo une messe de Mozart à Étampes, lors d’un concert de Noël, de son soutien envers Raphaële Kennedy, David Fiala, Pierre-Adrien Charpy, Leonid Karev et tant d’autres dont il a su déceler le talent en premier et leur donner une chance de partager la scène avec lui.

Jean Belliard avec Alain Recordier, Jean-Charles Legrand, Adrien Mabire et Serge Delmas en 2010 à Marolles en Hurepoix
Adrien Mabire et Jean-Charles Legrand en 2013 à Étampes
Agathe Boudet et Laurence Samson sont devenues professionnelles depuis 1994
Leonid Karev en 2003 à Milly la Forêt
De futurs professionnels chantant dans l’ensemble vocal Déchant sous la direction de Jean Belliard en 1991 (Raphaële Kennedy, David Fiala, Jean-Luc Redureau, Laurence Samson)

Et évidemment, quoiqu’amateur, Jean m’a aussi donné cette chance pour un concert professionnel (le seul de ma vie, qu’il m’a payé, comme pour les autres interprètes, alors que c’est moi qui aurait payé pour le faire !). Un inoubliable programme pour moi avec des pièces de Pérotin et la messe de Machaut, programme que ma femme connait aussi bien que moi, tant j’ai travaillé d’arrache pied pour essayer d’être au niveau !

Jean Belliard, généreux dans la vie comme en musique à Champeaux en 2012, lors de la XXIIIè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance

Cette générosité, c’était aussi consacrer du temps à gérer la musique et les musiciens, au travers de son poste de direction de Conservatoire, à Étampes, sa ville de résidence, et à Romainville par la suite. Outre la gestion, Jean y assurait la promotion de la musique en donnant des conférences autour des grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique pour que tous puissent en profiter (eh oui, Jean-François Zygel ne l’a pas inventé !). Il permettait là aussi à de nombreux musiciens de s’y produire, tout comme il l’a fait dans les petits concerts de nos académies, aussi bien des jeunes, comme évoqué plus haut, que ses anciens compagnons de route comme Serge Delmas, fidèle entre les fidèles, ou Julien Skowron avec qui il avait fondé l’ensemble Guillaume de Machaut.

Julien Skowron en 2009, à Chalou-Moulineux, lors de la XXè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance en Pays d’Étampes
Serge Delmas à Authon la Plaine en 2017, lors de la XXVIIIè Académie de Musique Sacrée

Et les amateurs ! un Grand chœur à Etampes, constitué de 80 choristes, l’ensemble vocal Déchant que j’intégrais dès 1988, l’académie de musique sacrée de la renaissance en 1990, l’ensemble vocal Abélard, auquel ma fille ainée a participé adulte, elle qui avait découvert l’académie à 7 ans.

Jean Belliard dirigie les académiciens, dont Ségolène Cornec pour sa première, en 2001, lors de la XIIè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance

Jean a aussi de l’humour, qu’il utilise parfois pour mieux se faire comprendre, comme l’histoire du joueur de tuba qui reçoit un CD de Carmen de Bizet pour son départ en retraite et s’exclame en l’écoutant: “Mais je n’avais aucune idée que pendant que je faisais pom-pom, pom-pom (Jean mime le tubiste) vous jouiez l’air du toréador (qu’il chante) !” Cela nous rappelait immédiatement, qu’en polyphonie renaissance, il faut écouter les autres voix pour bien chanter. Et il acceptait aussi de soutenir les concours humoristiques organisés chaque année par les “jeunes” de l’académie. En 2009, (l’année de la mort de Mickael Jackson), nous avons même réussi à lui faire déchiffrer un inédit renaissance: le Kyrie de la messe de Mickael. En fait, une version lente de Billie Jean avec les paroles du Kyrie, ce qui va finalement très bien, et n’est jamais que le principe de la messe parodique adaptée à un tube du XXè siècle !

Jean Belliard déchiffrant le manuscript inédit de la messe de Mickael en 2009 à l’église St Basile d’Étampes

Tout cela, humour compris, avec une grande déférence. Ainsi, même si je l’appelle par son prénom, je n’ai jamais pu le tutoyer, malgré notre proximité ; ma manière de dénoter l’immense respect qu’il m’inspire.

Que de musique partagée, et que de découvertes, pièces majeures, comme bijoux moins connus. Des dizaines de concerts qui ont impressionné des milliers d’auditeurs au long de cette trentaine d’années. Que de lieux prestigieux, ou plus simples ont bénéficié de cette manne. De St Merri à Paris à la cathédrale de Chartres, en passant par St Benoît sur Loire, la Ste Chapelle, l’église de Bernin proche de chez nous ou celle de Notre-Dame de l’Ouÿe (que nous y avions eu froid !!), Jean aime ces architectures à chaque fois différentes, disposant d’une acoustique propre, mais qui toutes ont eu le privilège de faire sonner sa voix et de la porter à un public chaque fois conquis.

Concert de clôture de la XXIIIè académie à la cathédrale de Chartres en 2012

Alors doit-il s’agir uniquement d’un panégyrique uniforme ? Jean n’a-t-il pas quelque défaut qu’on pourrait lui reprocher ? Je suis sûr que ses proches ont eu des moments plus difficiles, car son caractère était fort, avec des opinions marquées. Je pouvais trouver des sujets de désaccord avec lui, mais la discussion qui en résultait était pour moi toujours féconde, source de réflexions et d’approfondissement des sujets.

Jean Belliard inquiet d’une absence de piano lors d’un passage

Était-il un chef hors pair ? Sûrement pas ! En tout cas, pas un technicien de la baguette qui pourrait diriger une symphonie de Mahler. Mais un passeur d’envie de chanter, cela oui ! Il battait parfois à contretemps, emporté par son rythme propre (car il chantait en même temps), et j’avoue éprouver beaucoup de sympathie pour cela, car … je fais de même ! Mon ensemble me le reproche, et ils ont sans doute raison. j’ai hélas hérité de plus de ses défauts que de ses qualités musicales ! Mais cela n’est pas ce qui nous intéresse, ni ce que nous recherchons. Comme Jean le dit, il nous faut en animant passer le sens du texte, le goût de la musique, et gérer une coordination, bien plus que de battre (vilain mot du reste) la musique. Elle pourrait nous faire un procès pour mal-traitance.

Jean Belliard dirige une répétition de la XIIIè académie de musique sacrée de la renaissence en pays d’Étampes en 2002

Car nous ne chantons pas la petit Quinquin comme il aime à le répéter, mais une messe, un motet, une cantate, avec un texte dont le sens profond doit être transmis. Aujourd’hui quand je vois en DVD des concerts de Kleiber, Harnoncourt ou Giulini, ce qui est important, c’est leur regard dans la manière dont ils communiquent leur envie de musique aux membres de leur orchestre. Jean est de cette trempe là. Un passeur d’envie. L’envie de faire revivre un répertoire trop oublié, montrer comment une musique d’il y a 500 ans nous touche, comme elle touchait l’homme de la renaissance.

Jean Belliard, chemise trempée disant long sur son engagement, à la fin d’un concert de la XVIè académie en 2005

Jean n’a pas seulement influencé ma compréhension de la musique. Il a influencé toute ma vie. Il nous a donné d’immenses moments de joie partagée, de cette forme de joie intérieure qui comble, et n’éclate pas, mais remplit pour toute une vie. Il m’a aussi transmis son engagement : à mon niveau (entre la 3è et la 4è marche) et à ma manière, je me dois de poursuivre l’œuvre qu’il a édifiée et continuer à transmettre, moi aussi, cet amour de ce répertoire ancien au plus grand nombre de personnes, soit en l’interprétant, soit en l’écoutant. Ce sera ma petite pierre , apportée en haut de la très haute tour de 14 marches qu’il a édifiée. Avec humilité et un grand respect pour ce grand œuvre accompli. Et un grand merci pour nous avoir permis de partager tout cela.

Jean Belliard se concentrant avant un concert de la XIVè académie de musique sacrée en Pays d’Étampes en 2003 à St Benoît sur Loire

Alors que mon père est décédé en septembre dernier, et était mon inspiration entre autre dans le domaine de l’ingénierie, Jean est mon père musical, par qui j’ai grandi et me suis enrichi. Mes prières l’accompagnent dans ses moments difficiles et je transmets à Lydwine et ses enfants toute mon affection et mon soutien.

Et pour aider Jean dans ses derniers moments, ré-écoutons le Requiem de Victoria que nous avons chanté 4 fois ensemble au long des années.

Jean Belliard en 2013 à l’église St Marin d’Étampes lors de la XXIVè Académie de Musique Sacrée de la Renaissance en Pays d’Étampes

project-builder 0.16.1 is now available

2020/08/19

When you start updating something, you often finish working on a unrelated but necessary topic before being able to finaly solve your first problem 🙂

So I had received remarks on issues to install MondoRescue on latest Ubuntu vesions (18.04 and 20.04) because of the lack of afio and also star in the distribution. Indeed both have been droped in Debian since quite some times in fact 😦

So in that case you have various choices :

  1. give up (not my state of mind anyway !).
  2. point them to the sources of the tools so they help themselves.
  3. move to more supported tools (that’s something that is now planned).
  4. provide users with the appropriate packages.

The two last possibilities are the nicest to me and the users. So I first build a round of packages for afio for all latest Debian and Ubuntu distributions, at least to unblock users. I already had the build infra in place, and a spec file for rpm, so wasn’t too hard to do it. Next one on the list is s-tar. And that’s where the perturbation happened 😉

I realized I had a hole in project-builder as it was always supposing that upstream tar files were in tar.gz format. That’s not a problem when you develop the upstream project yourself, because you generate indeed these files, but when upstream is s-tar and provides tar.bz2 files, suddenly you have a bug to solve 😉 Interestingly enough I didn’t had any issue since 13 years I’m working with the tool.

It wasn’t that hard to fix as the places referencing a source tar.gz file were easy to find, but that had implication also in the 150+ VMs and CTNs I’m managing to build packages. All of them also needed to have a project-builder.org update in order to support that correctly. Now project-builder doesn’t make any assumption on the nature of the tar file (but still requires a tar file BTW). A lazy solution would have been to just unpack/repack s-tar and voilà ! But I want to be able to use the upstream delivery untouched (checksum included).

So due to that project-builder.org 0.16.1 (to show incompatibility with 0.15) is on its way to the ftp server, and built at the moment for the various distributions. Then i’ll have to update all my VMs and CTNs with that new version, and finally I’ll be able to generate s-tar packages.

Then I’ll be back to what I’m really working on, which is the 3.3.0 of MondoRescue !!

HPE now contributes to OpenBMC !

2020/06/05

For those of you reading articles on this blog, this is not completely a new info. Indeed, during Fosdem, it was already possible to see a demo unit of a HPE ProLiant DL 360 running Linuxboot and an iLO 5 running an OpenBMC software stack.

But that was a proof of concept. Now, HPE has officially announced on the OpenBMC mailing list that we were contributing to the project and will bring our patches upstream, and help the community build a better software stack. I supppose that in particular our knowledge of the Redfish standard will be helpful to improve the project.

And more over, if your company is interested to test such a combination, feel free to contact Jean-Marie Verdun, Mike Garrett (both writers in the thread and promoters of this internally) or myself and we should be able to provide to you an access to such a system.

But that’s not all, we’re also…. hum, well you’ll know when it’s offically announced 🙂

Anyway, that’s the best news for our Open Source involvement since monthes and I’m glad that we’re making that possibility a reality for all the customers we have wanting a more open platform.

Stay tuned, more to come !

Code is not confined !

2020/04/05

Well, people are, at least in my country (France). But code, isn’t and can still be delivered on server once new versions are available !

And I have been able these last days to work more intensively of my code, which was well needed. As I still want to publish MondoRescue 3.3.0 I have to put my build farm in order to do that correctly. MondoRescue’s code is frozen for now, but project-builder.org‘s wasn’t and was in need of fixes. So I solved all the one I wanted, and I’m now publishing version 0.15.3, and have updated all my VMs (170) and containers (40) with it, so ready to start next week on building MondoRescue, once project-builder.org‘s own build is done.

Here is a list of what’s new with this version:

Fix #177– newproj command works again
Fix #184– with lots of performance improvements for sbx2build phase, back to early days
Feature– Adds internal YAML availability as last resort
Fix #180– by adding the pb_check_v function
Fix #181– with working *2docker commands to build the full stack for a project
Fix #183– by pushing the repomd.xml.asc file for SUSE and fix also repo names
Fix #140– where one extra line was generated in the pbcl
Feature– Adds install2pkg command
Fix #171– by initializing correctly pb_env_init in pbgetparam
Feature– Adds support for fedora 31, centos 8

As I write, code is appearing on ftp://ftp.project-builder.org/ and you’ll be able to use it starting tomorrow use the instructions to install from packages for your distribution (urpmi, dnf, yum, zypper, apt are your freinds !)

Using zoom on Mageia 7

2020/03/26

As lots of people confined in these difficult times, I’m working remotely. And here at home, as when I’m at work, I’m using a Linux machine to perform all my tasks. What else ?!!

Among the interactive tools I can use to interact wih my colleagues, there is Skype Enterprise (no luck on LInux, so using just a phone call, painful), HPE My Room (multi-platform with many features and usable on Mageia 7), Microsoft Teams (which is working nicely on Mageia 7 without issue, and you even have source code access under GPLv3 for an unofficial client), and the fully FLOSS Jitsi.

But some of my recent meeting requests were also using zoom. And while there is indeed a Linux client, due to libraries versions incompatibilities, it refuses to install on Linux, and even when forced to, doesn’t launch.

So I had to create a small Fedora:32 container, and with some suitable parameters, zoom is now working in it. To ease it, I have create a small script to launch the stuff:

#!/bin/bash
# Licensed under the GPLv3 🙂
mkdir -p /tmp/docker-fedora
export LUID=`id -u`
cd /tmp/docker-fedora
if [ ! -f zoom_x86_64.rpm ]; then
    wget https://zoom.us/client/latest/zoom_x86_64.rpm
fi
RD="/home"
WD="$RD/$USER/prj/fedora/"

cat > Dockerfile << EOF
FROM fedora:32
MAINTAINER bcornec@mageia.org
RUN dnf makecache
RUN dnf -y update || true
COPY zoom_x86_64.rpm /
RUN dnf install -y /zoom_x86_64.rpm
RUN dnf install -y pulseaudio pulseaudio-utils libglvnd-gles
RUN useradd $USER -u $LUID  -N -M -d $RD/$USER
RUN usermod -a -G audio $USER
RUN echo "$USER ALL=NOPASSWD:/usr/bin/dnf" >> /etc/sudoers
WORKDIR $WD
USER $USER
CMD zoom
EOF
stat=0
build=0
docker inspect pb:zoombuild 2>&1 > /dev/null
if [ $? -eq 0 ]; then
    if [ "$BASH_ARGV" = "-f" ]; then
        docker rmi pb:zoombuild
         build=1
    fi
else
     build=1
fi
if [ $build -eq 1 ]; then
    docker build --file=Dockerfile -t pb:zoombuild .
    stat=$?
fi
if [ $stat -eq 0 ]; then
    # Priviledge needed for zoom command in ctn
    docker run --device /dev/snd --device /dev/usb --rm -v $RD/$USER:$RD/$USER --cap-add=SYS_ADMIN -e DISPLAY=$DISPLAY -v /tmp/.X11-unix:/tmp/.X11-unix -v /run/user/$LUID/pulse/native:/run/pulse/native -e PULSE_SERVER=/run/pulse/native -e PATH=/usr/bin:$PATH -ti pb:zoombuild
fi

Just run that script and you can join a zoom conf call, benefiting from sound at least (I have no webcam to test the video at the moment).

So now, dear mageians no excuse to stay confined without contacts with your colleagues 😉

Le festival Transfo approche…

2020/02/22

Le premier… et la tension monte 😉 En effet, cette année je vais m’occuper deux jours consécutifs de deux événements pour le festival Transfo du sillon alpin.

Le premier, le 16 mars 2020 chez CGI est consacré exclusivement aux logiciels libres, et est une µFLOSSCon, c’est à dire un gros meetup avec entre 4 et 6 présentations regroupées pour donner l’occasion à notre communauté de se retrouver. Vous pouvez encore nous soumettre des propositions de conférence jusqu’au 8 mars, date de mon anniversaire à laquelle l’équipe fera ses choix 😉

Le second, le 17 mars 2020 chez HPE est une illustration de l’importance de cette société dans l’écosystème du numérique grenoblois. En effet, Hewlett Packard Enterprise a décidé pour la 3eme année consécutive d’être le sponsor principal du Festival Transfo de la French Tech et d’organiser, ce jour-là, un de ses 5 évènements majeurs, le HPE Day.

Cette journée sera composée en matinée d’une séance plénière d’accueil orientée sur la stratégie autour du numérique pour la planète et d’une table ronde avec des experts locaux et nationaux sur “Comment le numérique améliore la façon dont nous vivons” et dans l’après-midi d’une séance plénière sur la stratégie d’HPE dans le développement durable présentée par son responsable européen et d’une table ronde avec des experts locaux et nationaux sur “Comment le numérique améliore la façon dont nous travaillons”.

Seront également organisés des ateliers et des démos proposés par nos partenaires (parmi lesquels l’UGA, Nokia, GEM, la Chaire MIAI, Probayes, Neovision), des sociétés innovantes locales de notre programme Startup HPE (dont Vates, Skopai) et certains de nos employés (des équipes Telecom, DevOps, Cloud, IoT, Containers, HPC,
IA) qui y présenterons leurs solutions et leur vision du numérique pour la planète, thème du Festival Transfo.

Des vidéos pour découvrir le HPE Day:
HPE accueille le «Festival Transfo» à Grenoble à l’occasion du HPE Day 2019
• Le programme d’accompagnement de start-ups de HPE en France
HPE et l’économie circulaire
Les événements HPE Day @Transfo

Et j’ai le plaisir (enfin, après l’événement, parce qu’avant c’est surtout du travail 😉 de gérer cela cette année avec une équipe de bénévoles que vous pourrez rencontrer ce 17 mars prochain.

Voici l’invitation officielle, venez nombreux !

Back from the Fosdem

2020/02/02

As usual Fosdem was crowdy. On Saturday, I decided to not try to enter in the container Devroom (whose queue was insane), and went instead to the Legal Devroom. This year, they decided to change their organisation and to have debates between people defending contrary positions (should licenses reflect ethical aspects, are the 4 freedoms too old, …)

Legal Devroom at Fosdem 2020

Unfortunately, as they didn’t manage to have people really having different opinions on the topics, it sounded a bit artificial sometimes, and didn’t really allow to enter more deeply in the subject, as a more classical roundtable would have allowed. 4 debates were probably too much, and having 1 or 2 (with real oponents, but respecting each other) and 2 or 3 round tables would probably be a better balance. Anyway, was even fun sometimes (can you believe that from a large set of lawyers ;-)) I passed the day in that room, where you could seat without issue and have good content.

One of the debates was around Bill of Material (BoM) vs source code delivery. And I really thought they didn’t go into enough details. Because it’s very difficult to reproduce software. And while BoM is hard to automate, and mostly useful for corporations that want to reduce risks (what they think BTW), providing the source, isn’t sufficient either. First as the GPL rightly points out, it’s not enough. You also need to provide the receipes to build the software. A Makefile e.g. helps a lot building the code the correct way. But what about the docs, the design schemas, the versions of the tools needed to build (or tested successfully contrary to others , gcc v5 vs 8 vs 10 ?), the precise versions of the dependencies (where doing npm install e.g. defeats tracking IMO) as you can only ensure that your software is working on a very specific environment (and reproduceable builds are linked to that). So clearly neither providing the sources + build files is sufficient, neither the BoM as it rarely provides all the required details, and would be a nightmare to reproduce, which creates an interesting challenge that shouldn’t be minimized when the produced software runs in a train, plane, or medical equipment of course. Which can lead you to re-read the excellent trusting the trust !

What they should also do is invite more european lawyers, as they are underrepresented, and some topics – author’s right vs copyright, EU law vs US law are not well enough taken in account IMHO. Contacting the ones behind EOLE would be a good start.

La Grande Place de Bruxelles, lieu des agapes nocturnes 😉

The evening is of course what most fosdemers like, because it’s time to meet again with friends you don’t see that often and enjoy beer (for the ones who like that !) and for me rather carbonade, wafles and more over chocolate 😉 As often, it was great to have dinner with Anne and Erwan (Kernel Receipes managers among other stuffs) and some of their friends. It always makes insightful discussions.

On Sunday, I decided to walk around and explore booths (I was needing some stickers for a new laptop !) which is a nice pretext to meet more relatives or make new ones ! Of course, each time I try to discuss with my fellow grenoblers (Vates, Algoo), or the french mafia, which lead me this year to … an HPE booth 🙂

LinuxBoot on a HPE ProLiant server DL 360 Gen10+ Beta

As Jean-Marie Verdun is back at HPE, he is also helping us with initiatives around LinuxBoot on our ProLiant servers (as shown on the left), and OpenBMC as well (while the one brought was still running the iLO Firmware as shown here on the right). It’s the first time it was ever demonstrated outside of a Lab, so big kudos to the team, and I’m sure lots of customers waiting for this will be very eager to ask for a test unit 😉

As usual Fosdem was crowdy. On Sunday, one way to test that is to go to the Janson auditorium, where keynotes happen. And when Jon Maddog is on stage, you can’t find a seat in it !!

Keynote of Jon Maddog Hall

It’s the first time I come without being a speaker, and that’s a bit more comfortable, as you don’t have to prepare material and deliver it, but as I am missing sharing info with others, I’ll try again next year to propose content, and I should have new one available for the audience. Stay tuned.

Happy 20th birthday to Fosdem, the greatest FLOSS event !

Activités prochaines sur Grenoble

2020/01/29

J’ai souvent partagé ici mes activités à des événements autour du Logiciel Libre effectués de part le monde. Dans les deux prochains mois, mes activités seront beaucoup plus locales.

Jeudi 30 Janvier, je participerai à la journée à la Journée Open Innovation Minalogic/HPE organisée à la CCI Grenoble. J’y serai un point de contact pour les personnes souhaitant discuter des Logiciels Libres dans tous leurs aspects (Gouvernance, Stratégie d’adoption, Modèles commerciaux, Licences, Gestion de communautés, Briques technologiques, …)

Plus tard en mars, dans le cadre du festival Transfo 2020, outre la µFLOSSCon déjà annoncée ici qui aura lieu le 16 mars à partir de 18h00 chez CGI à Grenoble, qui présentera dans un grand meetup divers aspects du libre dans des formats courts de 30′ maximum, je serai cette année aussi en charge du HPE DAY du 17 mars, le but étant de faire aussi bien que l’an passé. Vous pourrez avoir plus de détails dès l’ouverture du festival… ce jour ! Nous y parlerons entre autres choses de ce que fait HPE pour la planète au travers de solutions, effort de soutenabilité, engagement pour la chaire 3IA travaillant sur l’écosystème alpin, etc.

Une fois ceci fait, il sera temps de se consacrer davantage à la FLOSSCon 2020, qui est toujours en cours de définition (lieux, formats, dates). Mais qui sera bien sûr l’agglomération grenobloise. Les années d’élections municipales rendent plus difficile la possibilité d’obtenir un soutien de municipalité donc nous recherchons toujours un lieu capable de nous héberger si possible 3 jours.

Attending Fosdem 2020

2020/01/25

Well, after trying to speak again at FOSDEM 2020, and despite not being retained as a speaker, I’ll anyway attend this year’s FOSDEM as this is one of the best FLOSS Events on the planet and because that’s where you can meet with so many luminaries. And the food is also very good in Brussels, so I can’t wait for the 2 dinners I’ll pass with friends over there 😉 (ok, lunches are generally sandwishes based !)

Can’t say for once, meet you there, as it’s pretty difficult to find someone with so many devrooms or booths (maybe you’ll find me at the tracim one, as there is no Mageia one) at the same time, but that’s also why we like it.

And as I’m going on my own, without company support, you may find me more in the python room (to continue to learn on it) or stuff like CI/CD, containers, … or more probably talking with people 😉

CfP pour la µFLOSSCon 2020

2020/01/14

Bonjour,

Je suis d’abord ravi de vous souhaiter une année 2020 pleine de libertés numériques.

Et pour fêter cela, l’association FLOSSITA a le plaisir de vous annoncer la µFLOSSCon 2020 !

Quaesaquo ? Eh bien, c’est une FLOSSCon miniature, donnée lors du festival Transfo 2020, le 16 mars 2020, de 18h00 à 20h00 dans les locaux de CGI.

L’appel à conférenciers est donc officiellement lancé ; vous avez jusqu’au 29 février (profitons-en, ce n’est pas tous les ans qu’on peut le faire) pour soumettre un sujet (15′ ou 30′ selon votre loquacité) pour
parler de votre sujet favori lié au libre. Le programme retenu sera publié le 1 Mars et vous pourrez alors vous inscrire pour y participer. Faites passer le message (pour parler ou assister)

Je profite de ce message pour rappeler que FLOSSITA a décidé d’organiser une FLOSSCon complète en 2020 pour laquelle nous cherchons toujours un lieu d’accueil.